Lutte biologique

Pucerons

Les pucerons sont des insectes de type piqueurs-suceurs qui se nourrissent de la sève contenue dans les feuilles ou la tige des plantes qu’ils colonisent. Bien qu’ayant généralement peu d’impacts sur la santé des arbres, les pucerons peuvent être nuisibles à l’occasion. Dans les situations de fortes infestations, les pucerons peuvent notamment nuire à la circulation de la sève et ainsi entraîner un affaiblissement et une perturbation de la croissance de la plante affectée.

PuceronsEn milieu urbain, le problème des pucerons est plutôt d’ordre esthétique et découle de la production de miellat. En effet, une fois la sève digérée, les pucerons excrètent une substance collante riche en sucres et en acides aminés, le miellat. En plus d’attirer les insectes, le miellat peut favoriser le développement d’un champignon appelé fumagine (Fumago salicina) qui se reconnaît à un dépôt noir. Ce dernier peut recouvrir la face supérieure de la feuille et nuire à la photosynthèse et, par le fait même, retarder la croissance de la plante. Par contre, ces dommages potentiels sont négligeables pour la survie des arbres.

En période de forte infestation de pucerons, le miellat peut se retrouver sur les véhicules, trottoirs, balcons et tout autre objet situé sous les arbres, causant ainsi des désagréments aux citoyens. Le miellat des pucerons est sans risque pour la peinture des véhicules ou des autres objets sur lesquels il se dépose, il suffit de nettoyer les surfaces avec de l’eau savonneuse tiède pour faire disparaître le tout en un clin d’œil.

 

Limiter l’invasion

Pucerons du tilleulPuisque les pucerons sont relativement fragiles, vous pouvez arroser les feuilles à grand jet d’eau. La force du jet délogera les pucerons de leur feuille et brisera du même coup leurs pièces buccales essentielles à leur survie. Au besoin, vous devrez répéter ce traitement au cours de l’été. Évitez également d’employer des engrais solubles, ils stimulent la croissance de jeunes pousses dont les pucerons raffolent. Les engrais entièrement naturels agissent plus lentement. Les élagages importants sont aussi reconnus pour favoriser la présence de pucerons.

 

Projet-pilote 2014-2016 pour le contrôle du puceron du tilleul

Afin de diminuer le nombre de pucerons du tilleul (Eucallipterus tiliae), tout en évitant d’utiliser des pesticides, un projet de recherche sera réalisé dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Les essais consisteront à relâcher des parasitoïdes dans les tilleuls dès que les pucerons seront en nombre suffisant.

Source : INRA, Bernard Chaubet (www6.inra.fr/encyclopedie-pucerons)De très petite taille (quelques millimètres seulement), les guêpes de l’espèce Aphidius colemani pondent leurs œufs à l’intérieur des pucerons, les œufs éclosent et la larve du parasitoïde mange le puceron de l’intérieur, le tuant ultimement (Photo : © INRA, Bernard Chaubet). Inoffensifs pour l’humain et les animaux, les parasitoïdes sont des ennemis naturels extrêmement efficaces et l’espèce choisie ne s’attaque qu’aux pucerons. Les parasitoïdes de pucerons ne présentent pas de risques pour les autres organismes de l’écosystème.

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts de gestion écologique des espaces verts, en lien avec le Règlement sur l'utilisation des pesticides (R.V.M. 04-041). Pour en savoir plus sur les pucerons, consultez le site du Jardin botanique de Montréal.

 

INRA, Bernard Chaubet (www6.inra.fr/encyclopedie-pucerons)
Source : © INRA, Bernard Chaubet

Sur Youtube

  • Des larves de coccinelle pour contrôler le puceron du tilleul!