Changements climatiques

Le réchauffement climatique mondial ne fait plus débat dans la communauté scientifique. L’augmentation totale de la température moyenne entre la période 1850-1900 et la période 2003-2012 a été de 0,78 °C d’après le rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Une augmentation de 0,78 °C en un siècle peut paraître toute relative, mais cette hausse est en fait très rapide car il fallu 20 000 ans à la Terre pour se réchauffer de 5°C.

Le Canada étant situé dans les hautes latitudes, l’augmentation de la température y est plus prononcée. Au Québec, les températures moyennes annuelles ont ainsi augmenté d’environ 1 à 3 °C  au cours des soixante dernières années.

Climat à Montréal

Sur le territoire de l’agglomération de Montréal, les effets des changements climatiques se font déjà sentir. Les observations météorologiques font état d’une augmentation des températures moyennes, de nuits plus chaudes et humides, et de pluies abondantes plus fréquentes.

Augmentation des températures moyennes
On a pu observer une nette tendance à la hausse des températures (environ 1 °C) entre les décennies 1970-1980 et 2000-2010.

Des nuits plus chaudes et humides
Sur la période 1953-2012, on constate que la fréquence des nuits avec un indice humidex supérieur à 30 a clairement augmenté. Les nuits avec chaleur et humidité accablantes sont particulièrement éprouvantes pour les individus, car elles altèrent la qualité du sommeil et peuvent exacerber les problèmes de santé existants.

Des pluies abondantes plus fréquentes
Les épisodes de pluies abondantes ont augmenté entre 1943 et 2014, et ce pour toutes les saisons, avec une tendance plus marquée pour le printemps, l’été et l’automne. On se souvient des pluies diluviennes de juillet 1987 ou plus récemment de mai 2012 où 45 mm de pluie se sont abattus sur Montréal en moins d’une heure, entraînant des inondations, la fermeture de nombreuses rues et tunnels.

Diminution des chutes de neige
Parallèlement à l’augmentation des pluies abondantes, on constate également une diminution d’environ 20 % de la quantité de neige tombée annuellement.