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 | Améliorer nos infrastructures vertes
Améliorer les infrastructures vertes à Montréal en faisant passer la canopée
de 20 à 25 % d’ici 2025 par rapport à 2007
La
biodiversité subit, à l’échelle mondiale, un déclin sans précédent. Les
changements climatiques et l’urbanisation sont parmi les facteurs en cause. La
présence de végétation et d’une canopée constituent deux des multiples
indicateurs de la présence de biodiversité sur un territoire. L’augmentation de
la canopée, en plus d’accroître la quantité de végétaux et de favoriser
l’infiltration de l’eau de pluie, contribue à filtrer l’air et à réduire les
îlots de chaleur en milieu urbain. Autant d’éléments déterminants pour faire
face aux défis d’adaptation aux changements climatiques. Ces éléments ont aussi
un effet notable sur la qualité de vie des citoyens qui habitent ces zones
urbaines.
La U.S. Environmental Protection Agency définit les infrastructures vertes
comme étant des infrastructures naturelles ou construites telles que les parcs,
les milieux naturels, les arbres de rue, les toitures et murs végétalisés, les
fossés ou les marais filtrants. Celles-ci procurent des services écologiques qui
permettent de reproduire ceux offerts par les milieux naturels.
Montréal, avec ses nombreux espaces verts, se classe avantageusement pour ce
qui est de l’indice de la canopée – la projection au sol du couvert des arbres –
en regard des grandes villes nord-américaines. Or, un des moyens pour augmenter
la canopée ainsi que la biodiversité est d’ajouter des végétaux dans les
secteurs densément construits, notamment en aménageant des infrastructures
vertes. Actuellement, Montréal chiffre à 20,5 % son indice de canopée et
souhaite que cet indice passe à 25 % d’ici 2025.
Action 31 : Établir un cadre de collaboration pour protéger
et mettre en valeur des territoires riches en biodiversité
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À Montréal, de nombreux écoterritoires et territoires riches en
biodiversité méritent une attention particulière afin de les protéger et
de les mettre en valeur. La Ville compte 18 grands parcs et quelque 1,2
million d’arbres sur le domaine public, en plus de nombreux espaces verts
boisés sur le domaine privé. Les milieux naturels et les aires protégées
contribuent de façon importante à améliorer la qualité de vie des
riverains et des citoyens qui y accèdent, en plus de permettre à Montréal
d’augmenter la valeur écologique de la région. Il importe de les mettre en
valeur en leur accordant un statut de protection particulier, de présenter
leurs spécificités et de rendre certaines aires accessibles au public.
Afin d’y parvenir il est nécessaire de connaître avec détails la
biogéographie des lieux et des habitats. D’ailleurs, la Ville s’est donné,
en 2004, l’objectif de protéger 6 % de son territoire et poursuit cette
démarche en ciblant, avec ses partenaires, les territoires les plus riches
et les plus stratégiques. Montréal s’engage donc à :
- Élaborer un cadre de collaboration avec les intervenants œuvrant
dans la mise en valeur de la biodiversité à Montréal d’ici 2013.
- Atteindre l’objectif de 6 % de protection du territoire terrestre
montréalais.
- Confirmer la protection des sites visés par l’objectif de 6 % de
protection du territoire terrestre montréalais par leur inscription au «
Répertoire des milieux naturels protégés de l’agglomération de Montréal
» d’ici 2015.
- Création d’un paysage humanisé, tel que défini par la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, sur des
terres agricoles.
Les partenaires s’engagent, par
exemple, à :
- Participer à l’élaboration d’un cadre de collaboration pour créer,
protéger et mettre en valeur des territoires riches en biodiversité.
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Action 32 : Tirer profit des infrastructures vertes et de
leurs services écologiques en milieu urbain
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Les parcs, les espaces verts et les différentes infrastructures vertes
que l'on retrouve sur le territoire montréalais fournissent des « services
écologiques » inestimables à la population. Leur intégration optimale
au cadre bâti existant et aux développements immobiliers en voie de
réalisation permettra de mettre en valeur ces services
écologiques, comme la réduction de l’apport d’eau de ruissellement
aux égouts ou la contribution de la végétation à la lutte aux îlots de
chaleur indésirables. Montréal s’engage donc à :
- Adopter et mettre en œuvre avec les partenaires une Stratégie de
biodiversité et de verdissement.
- Développer les modalités de gestion consacrés aux différents
habitats (bois, rives, friches, milieux humides).
- Assurer la protection des milieux humides d’intérêt.
- Élaborer une nouvelle programmation visant la création de promenades
vertes qui traverseront les secteurs plus densément peuplés de
l’agglomération de Montréal.
- Évaluer les besoins d’investissements à plus long terme dans le
domaine de la protection et de la mise en valeur des milieux naturels.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à :
- Contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie de biodiversité et de
verdissement.
- Mettre en place des infrastructures vertes sur le domaine privé
(plantation, aménagement de toitures, de ruelles, de murs et de
stationnements verts).
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Action 33 : Diffuser l’information relative à la
biodiversité afin de sensibiliser et d’inciter le public à agir pour sa
préservation
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Montréal possède de grands parcs et de grandes institutions voués,
entre autres, à la protection des milieux naturels et de la biodiversité.
Les institutions muséales regroupent des collections vivantes et
naturalisées d’animaux, d’insectes et de plantes. De nombreuses
initiatives dans le domaine de la biodiversité ont cours à Montréal,
et il y a tout lieu de les faire connaître et de rendre accessible
l’information disponible. Montréal s’engage donc à :
- Mettre en œuvre une plate forme commune d’information relative à la
biodiversité d’ici 2012, en collaboration avec les partenaires
spécialisés dans ce domaine.
Les partenaires s’engagent,
par exemple, à :
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Action 34 : Renforcer la gestion écologique des espaces
verts sur le territoire montréalais
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Les efforts de protection de la biodiversité passent non seulement par
la conservation de territoires, mais aussi par la qualité de l’entretien
et de la mise en valeur des infrastructures vertes et des milieux
naturels. La surveillance et le contrôle des organismes nuisibles, par la
gestion
écologique des espaces verts, permettent notamment de préserver la
santé de notre patrimoine vert, d’améliorer les services écologiques
rendus par les infrastructures vertes et de protéger la qualité de vie des
citoyens. Après l’adoption du Règlement sur l’utilisation
des pesticides, Montréal entend poursuivre ses efforts en se dotant
d’un programme de gestion écologique des espaces
verts. Montréal s’engage donc à :
- Établir le portrait des actions en gestion écologique des espaces
verts sur le territoire montréalais en vue de l’élaboration d’un
programme d’ici 2015.
Les partenaires s’engagent, par
exemple, à :
- Participer à l’élaboration d’un programme de gestion écologique des
espaces verts.
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