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Plan de développement durable de la collectivité montréalaise

Les objectifs liés au plan

Récupérer nos matières résiduelles

Récupérer 80 % des matières recyclables et organiques, des RDD, des résidus CRD et encombrants d’ici 2019, comme le stipule le Plan directeur de gestion des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal

Récupérer nos matières résiduellesDepuis les cinq dernières années, on note une augmentation considérable des matières récupérées, à l’exception des matières organiques. En 2008, le taux de récupération des matières recyclables étaient de 53 %. Ce taux était de 54 % pour les résidus domestiques dangereux (RDD) et de 43 % pour les encombrants et CRD. Toutefois, pour les matières organiques, le taux de récupération n’était que de 8 %. Le taux global de récupération de l’agglomération montréalaise, quant à lui, était de 31 %.

La perception de la valeur des matières résiduelles a évolué au cours de la dernière décennie. Désormais, elles ne sont plus considérées comme de simples déchets mais de plus en plus comme des ressources potentielles.

L’objectif du Plan directeur de gestion des matières résiduelles de l’agglomération de Montréal 2010-2014 est de détourner de l’élimination le maximum de matières du secteur résidentiel. La collecte des matières recyclables étant maintenant disponible pour l’ensemble des citoyens, le défi des prochaines années sera de déployer la collecte des matières organiques à grande échelle. Bien entendu, la réduction à la source demeure le moyen le plus efficace pour diminuer la quantité de matières résiduelles produites.

Plus de 58 000 établissements des secteurs ICI et de la construction, rénovation ou démolition sont présents sur le territoire de l’agglomération de Montréal. Tous les secteurs d’activité peuvent contribuer à la diminution des matières résiduelles vouées à l’élimination, en mettant en place des programmes de récupération de leurs matières.

Action 22 : Implanter des mesures de réduction à la source

Réduire à la source est le moyen le plus efficace pour diminuer la quantité de matières résiduelles produites. Pour ce faire, plusieurs actions peuvent être entreprises.

Montréal s’engage donc à :
  • Bannir les bouteilles d’eau à usage unique des édifices municipaux, utiliser des verres réutilisables et des pichets d’eau plutôt que de l’eau embouteillée et s’assurer que des fontaines d’eau potable sont en place aux endroits adéquats.
  • Remplacer le plastique no 6 dans les comptoirs alimentaires qui sont régis par la Ville.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à :
  • Remplacer les bouteilles d’eau à usage unique par des pichets et des verres réutilisables.
  • Installer des fontaines d’eau.
  • Utiliser l’impression recto verso et mettre en place des programmes d’économie de papier.
  • Privilégier les produits réutilisables, puis remplacer le plastique no 6 par des produits recyclables.

Action 23 : Implanter des mesures de récupération et de valorisation

Afin de détourner le maximum de matières de l’élimination et, éventuellement, de n’enfouir que le résidu ultime, il est essentiel de déployer à grande échelle la collecte des matières organiques. Pour ce faire, deux centres de digestion anaérobique, deux centres de compostage et un centre pilote de prétraitement pour valoriser les résidus organiques seront construits. Au cours des cinq prochaines années, plus de 500 000 unités de logements seront visées, permettant de valoriser 230 000 tonnes de matière organique.

La construction de nouveaux écocentres facilitera, entre autres, le dépôt des résidus domestiques dangereux (RDD) par les citoyens. De plus, la responsabilité élargie des producteurs rendra ceux-ci responsables de la récupération et de la valorisation des produits visés. L’agglomération maintiendra un rôle actif mais complémentaire en permettant aux producteurs d’utiliser le réseau des écocentres.

Montréal s’engage donc à :
  • Offrir la collecte des matières organiques aux citoyens (huit logements et moins).
  • Construire deux centres de digestion anaérobie, deux centres de compostage et un centre pilote de prétraitement.
  • Détourner les résidus de construction, rénovation et démolition (CRD) de l’élimination et les acheminer vers des centres de traitement.
  • Offrir une seule collecte de déchets par semaine.
  • Accroître le réseau des écocentres.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à :
  • Adhérer à un des trois niveaux du programme de reconnaissance ICI ON RECYCLE! de RECYC-QUÉBEC.
  • Acheminer les résidus de CRD vers un centre de traitement.

Action 24 : Tenir des événements écoresponsables

Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) a créé une certification pour encadrer la gestion écoresponsable des événements. Cette norme couvre plusieurs sujets qui vont de la sélection des fournisseurs à la gestion des matières résiduelles.

Toute organisation peut utiliser les critères contenus dans la norme pour évaluer sur une base volontaire ses événements. Les organisations désirant certifier leurs événements doivent toutefois respecter le processus de certification tel que décrit dans la norme.

Montréal s’engage donc à :
  • Obtenir la certification en gestion responsable d’événements (norme BNQ 9700-253/2010) d’ici 2011 pour la Direction de l’environnement et du développement durable.
  • Sensibiliser les promoteurs tenant des événements sur le domaine public à la gestion responsable d’événements.
  • Adopter des critères de développement durable pour les festivals et événements montréalais en se conformant à la norme québécoise pour la gestion responsable d’événements.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à :
  • Obtenir la certification en gestion responsable d’événements (norme BNQ 9700-253/2010).
  • Tenir des événements écoresponsables (incluant les événements et les réunions de toute taille).

Téléchargez le Plan de développement durable de la collectivité montréalaise 2010-2015