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 | Réduire nos émissions de gaz à effet de serre
Réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre de la collectivité
montréalaise d’ici 2020 par rapport à 1990
Les changements climatiques sont sans contredit un des enjeux majeurs du
XXIe siècle et les rapports scientifiques ne cessent de répéter
l’urgence de réduire les émissions des gaz à effet de serre (GES) afin de
limiter les effets du réchauffement planétaire.
Les villes ont un rôle primordial à jouer face à cette nouvelle réalité
climatique de par leurs responsabilités : urbanisme, infrastructures et réseaux
de transport, développement économique, environnement, etc.
Pour sa part, Montréal s’est engagée, en compagnie de maires de nombreuses
villes, à réduire de 30 % les émissions de GES de sa collectivité d’ici 2020
lors du quatrième Sommet des leaders municipaux sur les changements climatiques
tenu à Montréal en décembre 2005. Premiers pas dans cette direction, Montréal a
adopté en 2007, un plan visant à réduire ses propres émissions corporatives de
GES de 20 % d’ici 2012.
Action 1 : Élaborer et mettre en œuvre un plan de réduction
des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité montréalaise
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Montréal ne dispose pas actuellement d’un inventaire des émissions de
gaz à effet de serre (GES) de la collectivité pour l'année 1990.
Cependant, à partir des données québécoises, une extrapolation a été faite
afin d’obtenir un ordre de grandeur probable de l'effort en mégatonne de
CO2 que pourrait représenter une réduction de 30 % des émissions de
GES.
Selon l’inventaire de la collectivité montréalaise, les émissions de
GES se chiffrait à un peu moins de 14 mégatonnes (Mt) en 2003. Si on
pose l’hypothèse que les émissions de GES de Montréal ont suivi une
progression similaire à celles de la province, les émissions de Montréal
auraient été d’un peu plus de 13 Mt de GES en 1990. Selon une première
estimation et si le niveau des émissions de GES se maintient, une
réduction de 30 % représenterait une réduction d’environ 4 Mt des
émissions de GES d’ici 2020. Montréal s’engage donc à
:
- Élaborer et mettre en œuvre un plan de réduction des émissions de
GES de la collectivité montréalaise comprenant un inventaire des
émissions de GES et des mesures quantifiables de réduction des émissions
de GES de 30 % par rapport à 1990 pour la période 2012-2020.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à :
- Participer à la mise en œuvre du plan de réduction des émissions de
GES de la collectivité montréalaise.
- Élaborer et mettre en œuvre un plan corporatif de réduction des
émissions de GES.
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Action 2 : Réduire la dépendance à l’automobile
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Le secteur des transports est la première source d’émission de gaz à
effet de serre (GES) avec 48 % des émissions totales. Il est impératif que
nous réduisions notre dépendance à l’automobile. Montréal
s’engage donc à :
- Mettre en œuvre les projets structurants prévus au Plan de transport
tels que :
- implanter le réseau de tramway, les services rapides d’autobus en
site propre et les mesures préférentielles pour autobus sur plusieurs
artères.
- doubler le réseau cyclable en sept ans.
- soutenir le programme d’amélioration des services de la Société de
transport de Montréal (STM).
- Poursuivre les démarches entamées en vue d’obtenir un financement
dédié adéquat en transport, en particulier pour les projets de
transports actifs et collectifs du Plan de transport et du prochain Plan
stratégique 2010-2020 de la STM.
- Ajouter de nouveaux services de taxis collectifs pour desservir les
parcs industriels ou d’autres secteurs de faible densité.
- Poursuivre l’implantation de mesures incitatives de transport
durable dans les déplacements domicile-travail et dans les déplacements
d’affaires de ses employés (programme Allego, par exemple).
- Favoriser un libre accès au transport collectif pour les étudiants
universitaires en incluant l'abonnement au transport collectif dans les
frais de scolarité durant les huit mois de l'année scolaire.
- Augmenter le nombre de vélos en libre-service BIXI en fonction de la
croissance de son utilisation.
- Élaborer un nouveau plan de développement urbain misant, entre
autres, sur la densification, la revitalisation des quartiers centraux
et le développement en fonction des transports collectifs et actifs.
- S’assurer que les grands projets de développement et les secteurs
faisant l’objet d’une planification détaillée soient novateurs et
répondent aux exigences de l’administration municipale en matière de
densification, de mixité des fonctions, de réduction de l’offre en
stationnement, d’aménagement du domaine public qui favorise
l’utilisation du transport collectif et les modes actifs, d’espaces
réservés pour les vélos, les vélos en libre service et l’autopartage,
etc.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à
:
- Mettre en œuvre des mesures incitatives de transport durable dans
les déplacements domicile-travail-études et dans les déplacements
d’affaires.
- Installer de nouveaux supports pour vélos.
- Aménager des infrastructures favorisant l’utilisation du vélo (abri,
local sécurisé, casiers, douches, etc.).
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Action 3 : Réduire les émissions de gaz à effet de serre des
bâtiments existants et des nouveaux bâtiments résidentiels, commerciaux ou
institutionnels
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Le secteur des bâtiments représente 20 % des émissions de gaz à effet
de serre (GES), notamment en raison de l’utilisation du gaz naturel et du
mazout. Montréal s’engage donc à :
- S’assurer que les grands projets de développement soient novateurs
et répondent aux exigences de l’administration municipale en matière
d’efficacité énergétique (énergie passive, matériaux de fabrication
locale ou certifiés, isolation et performance énergétique supérieure,
etc.), de mise en valeur et de protection de milieux naturels et
d’éléments paysagers.
- Renforcer les exigences des programmes de subvention à la rénovation
et à la construction résidentielle (logements sociaux et privés)
relativement à l’efficacité énergétique.
- Accroître le maillage entre les programmes municipaux d’aide à
l’habitation et l’aide financière des gouvernements et des fournisseurs
d’énergie, par des ententes formelles.
- Mettre en œuvre les mesures sur l’énergie de la politique de
développement durable dans les édifices municipaux, notamment en
exigeant les critères LEED-OR lors de la construction d’un bâtiment neuf
de plus de 500 m2 et selon les critères LEED-Argent lors de rénovations
majeures.
- Éliminer graduellement les systèmes de réfrigération au HCFC dans
les arénas.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à
:
- Améliorer l’isolation et l’efficacité énergétique des bâtiments
existants.
- Remplacer les systèmes de chauffage à faible rendement énergétique.
- Atteindre des normes d’efficacité énergétique élevées pour les
nouveaux bâtiments.
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Action 4 : Augmenter la performance environnementale du parc
de véhicules conventionnels
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Depuis 2008, un règlement interdit la marche au ralenti des véhicules
plus de trois minutes sur tout le territoire de la Ville de Montréal.
Laisser tourner son moteur à essence au ralenti cinq minutes par jour peut
représenter des émissions annuelles de 250 kg de CO2. Ainsi l’élimination
du ralenti inutile peut représenter une réduction de 5 % des émissions de
gaz à effet de serre (GES) d’un véhicule. La collectivité montréalaise
souhaite aller plus loin. Montréal s’engage donc à :
- Remplacer 300 automobiles sous-compactes qui auront atteint leur
durée de vie utile de 10 ans d’ici 2015 par des véhicules
écoénergétiques ou utilisant des carburants de remplacement dont le
bénéfice environnemental est reconnu.
- Substituer la moitié des fourgonnettes de grand format à moteur à
essence huit cylindres par des fourgonnettes de grand format de type
européen à moteur diesel six cylindres, soit l’équivalent de quelque 65
véhicules d’ici 2015.
- Intégrer la technologie de pointe aux véhicules existants dont
l'efficacité est reconnue (ex. coupe-moteur automatique).
- Former les chauffeurs à la conduite écologique au moyen notamment
d’un simulateur de conduite.
Les partenaires s’engagent,
par exemple, à :
- Acquérir des véhicules écoénergétiques.
- Intégrer la technologie de pointe aux véhicules existants dont
l'efficacité est reconnue.
- Former les chauffeurs à la conduite écologique.
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Action 5 : Encourager l’électrification des transports
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Les véhicules électriques ou hybrides, réduisent considérablement notre
consommation de carburant fossile. Cela permet non seulement de diminuer
nos émissions de gaz à effet de serre (GES) mais contribuent également à
améliorer la qualité de l’air que nous respirons. Montréal
s’engage donc à :
- Acquérir des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.
- Installer des bornes de recharge pour véhicules électriques ou
hybrides rechargeables dans les stationnements publics ou sur la voirie
publique.
Les partenaires s’engagent, par exemple, à
:
- Acquérir des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.
- Installer des bornes de recharge sur leurs terrains.
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Action 6 : Participer à des campagnes de sensibilisation sur
les changements climatiques
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Chacun doit faire sa part pour protéger l’environnement et participer à
la construction d’une société plus durable, notamment en réduisant sa
consommation d’énergie. Montréal s’engage donc à :
- Faire la promotion de campagnes de sensibilisation de type
«Défi-climat» auprès des employés et atteindre une participation d’au
moins 1000 employés.
- Participer à d’autres campagnes publiques de sensibilisation sur les
changements climatiques.
Les partenaires s’engagent, par
exemple, à :
- Faire la promotion de campagnes de sensibilisation de type
«Défi-climat» auprès des employés.
- Participer à d’autres campagnes publiques de sensibilisation sur les
changements climatiques.
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