Collecteurs
Les conduites collectrices
Votre sortie privée d’égout se déverse dans une conduite municipale locale
qui se situe sous votre rue. Les collecteurs sont des canalisations qui captent
les eaux usées provenant des égouts locaux et les acheminent vers de plus
grosses conduites appelées intercepteurs. Ces conduites de diamètre variant
entre 30 et 450 cm.
Attention aux débordements
Les deux tiers du réseau de collecte
recueillent à la fois les eaux sanitaires, de pluie et de fonte de neige, on les
nomme réseau unitaire (ou «combiné» de l'anglais «combined»). Sous l'effet
de précipitations de pluie de forte intensité, les collecteurs du réseau
unitaire doivent transporter rapidement d'énormes quantités d'eau vers les
intercepteurs. Pour éviter des surcharges incontrôlées dans les intercepteurs et
dans les collecteurs, la Ville procède à des opérations ponctuelles de
débordement vers le cours d'eau le plus proche. On y rejete le surplus d’eau (la
surverese) une fois que la capacité maximale d’interception et de traitement de
la Station d’épuration est atteinte, ce qui correspond à 88 m
3/s,
soit un débit suffisant pour remplir trois stades olympiques par jour. On
observe en moyenne 24 épisodes de débordement par année sur l’île de Montréal,
concentrés entre le 1er juin au 31 août, saison de fortes pluies.
Il existe 162 ouvrages de surverses, dont les 36 plus importants sont
contrôlés, en temps réel, par la Station d’épuration. La Station dispose en
effet d’un système de Contrôle intégré des intercepteurs (CIDI), qui permet de
capter la plus grande quantité d’eau usée possible et de limiter les surverses
lors de fortes pluies. Le CIDI permet de faire dériver le surplus d’eau vers des
bassins de rétention, c’est-à-dire des structures souterraines capables
d’emmagasiner les surplus d’eaux usées le temps que le réseau de collecte se
dégage. L’eau ainsi retenue, le temps d’un orage, est retournée dans les
collecteurs et acheminée à la Station d’épuration pour y être traitée. On évite
ainsi de rejeter des eaux usées dans les cours d’eau, sans traitement. Montréal
dispose d’une cinquantaine de ces bassins répartis sur son territoire et dont
certains atteignent un volume équivalent à un gymnase.
Chaque année, la Ville investit des sommes considérables dans la construction
de bassins de rétention dans le but de faire passer les épisodes de surverses de
24, en moyenne annuellement, à moins de 3.
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