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La rue Notre-Dame et ses intersections

Par Julie St-Onge

En 1672, trente ans après la fondation de Montréal, François Dollier de Casson, supérieur des sulpiciens, seigneurs de l'île de Montréal, borne les premières rues de la ville, dont la rue Notre-Dame. Sa partie la plus ancienne, au sommet d'une crête, traverse complètement la vieille ville d'est en ouest. Elle est bientôt balisée par les fortifications, allant de la porte des Récollets (rue McGill) jusqu'à une butte, aujourd'hui disparue, à l'est de la rue Bonsecours. En la traçant plus large que les autres (30 plutôt que 24 pieds) et en y installant la future église paroissiale, Dollier de Casson veut en faire la voie la plus importante. Elle conserve ce statut jusqu'à la fin du XIXe siècle, étant à la fois le pôle du centre-ville, la principale artère commerciale et le siège de l'administration civile. Elle est nommée en l'honneur de la Sainte-Vierge, patronne de la paroisse et de la Société de Notre-Dame de Montréal (1642-1663), à l'origine de la fondation de la ville. La rue se développe d'abord en sa partie centrale, pour ensuite s'étendre hors des fortifications. À l'ouest, elle se poursuit dans la rue Saint-Joseph et, à l'est, dans la rue Sainte-Marie. Avec la démolition des murs d'enceinte (1804-1817), ces deux prolongements lui sont raccordés, mais le nom de rue Notre-Dame n'est homologué qu'en 1882. À l'est de la rue Frontenac, elle emprunte le chemin du Roy (1734), première route reliant Montréal à Québec. Son tracé épouse celui du fleuve sur presque tout son trajet, du Vieux-Montréal au pont Pierre-Le Gardeur, à Pointe-aux-Trembles. Une des plus longues rues de l'île, elle est, depuis son ouverture, une importante voie de communication. Bien qu'elle se soit d'abord développée en sa partie centrale, son histoire est abordée d'ouest en est, soit de façon géographique plutôt que chronologique. Son parcours peut être défini en six segments.

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