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Julien Poulin (né en 1946)

« Paul m’apprenait que le théâtre, ce n’était pas seulement jouer, c’était savoir bricoler, coudre, etc., si bien qu’aujourd’hui, je suis plus à l’aise dans une troupe si je suis impliqué à plusieurs niveaux.

D’un point de vue moral, il me vient toujours à l’esprit qu’il faut se démerder. »

Julien Poulin,
Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience, p. 176.

Comédiens rassemblés sur la scène de La Roulotte
On y voit, entre autres, Marie Eykel (à l'avant), Julien Poulin, Angèle Coutu, Ghislaine Paradis, Hubert Gagnon, Roland Lanoix et Jean-Luc Bastien. Archives de la Ville de Montréal
(VM94,S54)

C’est durant son cours classique chez les Sulpiciens du Collège de Montréal que Julien Poulin, né à Montréal le 20 avril 1946, s’initie au théâtre. En 1964, avec son collègue de classe, Jean Asselin, il monte la pièce « Le Bourgeois gentilhomme ». Afin d’être conseillés dans cette démarche, ils approchent Paul Buissonneau qui accepte spontanément de leur servir de mentor. Leur complicité avec ce dernier est immédiate et la vision du jeu qu’il leur offre est telle que tous les deux décident d’en faire leur choix de carrière. C’est ainsi que l’été suivant, en 1965, Poulin se retrouve dans « Les cow-boys de l’Oklahoma », une pièce de la Roulotte dont la musique est composée par nul autre que Robert Charlebois.

Au Collège de Montréal, il fait également la connaissance de Pierre Falardeau qui deviendra son grand ami et plus proche collaborateur. Ensemble, ils s’ouvrent au monde du cinéma où Poulin, comme à la télévision, incarne plusieurs personnages au cours de sa carrière. Dès 1972, il coréalise avec Falardeau nombre de courts et de longs métrages engagés, notamment « Pea Soup » (1978) et « Speak White » (1980). Il joue aussi pour d’autres réalisateurs dans des films tels « Réjeanne Padovani » (D. Arcand, 1973) et « Ti-mine, Bernie pis la gang » (Marcel Carrière, 1976). Mais c’est en 1981 sous la direction de Falardeau, qu’il incarne pour la première fois le protagoniste auquel on l’identifie sans doute le plus, Elvis Gratton. Fort du succès initial, il reprend ce personnage, caricature de l’aliénation culturelle québécoise, créant du coup une trilogie désormais culte. En plus d’enseigner le théâtre au secondaire, Poulin fait un nombre important de narrations, de doublages et de publicités et participe à plusieurs téléromans. Il est récipiendaire du Jutra du meilleur acteur pour un rôle de soutien dans « Le Dernier souffle » (1999, Richard Ciupka) et, en septembre 2007, lauréat du Prix Gémeaux pour son rôle de soutien dans la télésérie dramatique « Minuit le soir ».

1965 : Les cow-boys de l’Oklahoma
1966 : La belle au bois dormant / Les marionnettes
1967 : Le roi Dagobert / Barbe bleue / La bébitte à patate / La bataille de la Reichtauffen

Sources