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Robert Charlebois (né en 1944)

« Ah! Pis ras le bol de vous pis de votre ostie de show?!!! »

Paul Buissonneau à Charlebois, baptisant bien involontairement ce qui deviendra le spectacle,
Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience, p. 276.

Extraits audio et vidéo

Avant de devenir l’une des plus grandes icônes du rock au Québec, Robert Charlebois flirtait avec le théâtre. En effet, un an après sa première représentation musicale en 1962, où il assure la première partie d’un spectacle de Félix Leclerc, il entame une formation de deux ans en art dramatique au Théâtre National. C’est à cette époque que le futur rockeur se joint à La Roulotte, où il conjugue, parfois avec désinvolture, les fonctions de comédien et de pianiste.

Les années 1960 sont bénéfiques pour Charlebois. En plus d’enchaîner des rôles dans divers téléromans, comédies musicales et télé-théâtres, il produit durant cette décennie pas moins de six albums dont son premier, Robert Charlebois, volume 1, qui lui vaut le prix du meilleur disque en 1965. Trois ans plus tard, il entre dans la légende aux côtés de Mouffe, de Louise Forestier et d’Yvon Deschamps, son collègue de la Roulotte, alors qu’il prend part à L’Osstidcho. Présenté au Quat’sous, le spectacle n’aurait sans doute pas récolté le succès qu’on lui connaît si Paul Buissonneau n’avait su savamment diriger, à travers la mise en scène, la fougue de Charlebois et des jeunes artistes.

Sur cette lancée, Charlebois fait une première apparition à Paris en 1969, lors d’un spectacle inoubliable à l’Olympia; il y retourne en 1972 auprès de Léo Ferré. L’onde de choc est considérable pour le public français et Charlebois fait dès lors connaître la « langue québécoise » au reste de la francophonie.

Au cours de sa carrière, il présente des centaines de spectacles partout au Canada, en Europe et même aux États-Unis. Il compose de nombreuses pièces pour les bandes sonores de productions cinématographiques et télévisuelles et joue quelques fois au cinéma, notamment dans le western spaghetti Un Genio, due compari, un pollo (Damiano Damiani, 1975). Impliqué dans les affaires avec sa microbrasserie Unibroue, Charlebois n’en continue pas moins d’enrichir sa production musicale. En 2005, il signe un 27e album, un disque somme intitulé Tout écartillé, où il réinvente ses plus grandes chansons.

1963 : Le roi Dagobert / Comedia dell’arte / Les moyens de locomotion / Le Roman de Renart
1964 : Le chat botté / Cinéma muet / La puce
1965 : Les cow-boys de l’Oklahoma

Sources

  • Bioteau, Jean-Marie et Olivier Lasser. Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience. Outremont : Lanctôt Éditeur. 1997, 404 p.
  • Coulombe Michel et Marcel Jean (dir.). Le dictionnaire du cinéma québécois. Montréal : Boréal. 2006, 821 p.
  • L’encyclopédie canadienne, « Robert Charlebois », http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0001525 (page consultée le 12 octobre 2007).