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Yvon Deschamps (né en 1935)

« À son contact j’ai appris la rigueur et le respect de tout sauf du monde!

Pendant les répétitions, si au bout d’une heure ou deux on arrivait pas à ce qu’il voulait, il nous engueulait puis partait.

On ne le revoyait plus pendant une semaine… des colères épouvantables, on avait peur! (…) »

Yvon Deschamps parlant de Buissonneau,
Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience, p. 172.

François Tassé (à gauche) et Yvon Deschamps (à droite) sur la scène de La Roulotte.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Centre d'archives de Montréal. Fonds Paul Buissonneau.
(MTL28)

Père spirituel de plusieurs humoristes, conteur naturel et fin critique de la société, Yvon Deschamps a tour à tour été musicien, chanteur, poète, comédien, metteur en scène, homme d’affaires et, bien sûr, monologuiste. Né à Saint-Henri en 1935, il attribue son imaginaire peu commun à son père, dessinateur industriel, et l’esprit ainsi que la popularité de ses monologues à son enfance dans ce quartier ouvrier. En 1951, il quitte l’école et, après deux ans de galère, se trouve un emploi de commis à la discothèque de Radio-Canada. C’est là qu’il découvre l’univers du spectacle et du théâtre, et décide d’en faire sa profession. À cette fin, il suit pendant cinq ans des cours privés en art dramatique auprès de François Rozet, l’un des rares formateurs en théâtre à l’époque.

En 1957, il fait ses débuts à la Roulotte. Après le réputé Rozet, Paul Buissonneau devient son maître à penser. D’abord comédien, Deschamps assiste Buissonneau dès 1962 dans la mise en scène de productions. Au même moment, il multiplie les incursions dans le monde artistique. Il joue dans différentes salles, notamment au Théâtre universitaire canadien et pour la troupe du Quat’sous. Celle-ci est fondée par Buissonneau en 1955 et devient le théâtre du même nom une décennie plus tard. Deschamps touche à la musique et fait sa première apparition télévisuelle à Radio-Canada en 1959, dans l’émission « Le courrier du Roy ». Il fait également le saut au grand écran en 1965, dans « Délivrez-nous du mal » de Jean-Claude Lord.

Sur les planches du Quat’sous, en 1968, Deschamps participe au controversé Osstidcho. C’est au cours de ce désormais célèbre spectacle qu’il présente le monologue qui propulse littéralement sa carrière : « Les unions qu’ossa donne ? ». Après coup, Deschamps multiplie les monologues dont certains deviennent des classiques et il s’illustre sur la scène et à la télévision comme l’un des humoristes québécois les plus doués. Les nombreux prix qu’il reçoit au cours de sa carrière témoignent bien de sa notoriété.

1959 : Pierre et le loup / L’entrée du cirque
1960 : Barbe bleue / Arlequin, chanteur de rue
1963 : Le roi Dagobert / Comedia dell’arte / Les moyens de locomotion / Le Roman de Renart
1964 : Le chat botté / Cinéma muet / La puce

Sources

  • Bioteau, Jean-Marie et Olivier Lasser. Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience. Outremont : Lanctôt Éditeur. 1997, 404 p.
  • Coulombe Michel et Marcel Jean (dir.). Le dictionnaire du cinéma québécois. Montréal : Boréal. 2006, 821 p.
  • L’encyclopédie canadienne, « Yvon Deschamps », http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0002243 (page consultée le 28 septembre 2007).
  • Entrevue avec Yvon Deschamps tirée du coffret DVD « Yvon Deschamps volume 1 : les Années 1960-1970 », Les productions Cents Détours, 2004.