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Serge Dupire (né en 1958)

Comédiens dans une scène de la pièce «Le chat botté».
On y voit Serge Dupire et Francine Alepin (le chat)Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Centre d'archives de Montréal. Fonds Paul Buissonneau.
(MSS465)

Dès sa sortie de l’École nationale de théâtre en 1979, Serge Dupire s’impose; il a vingt ans, il est élégant et raffiné, il possède un physique de jeune premier. Au Québec, il est à bien des égards, dans la catégorie des sex-symbols, un précurseur des Roy Dupuis et David Boutin. Après un premier film en 1979 dans une réalisation de Jean-Claude Lord (« Éclair au chocolat »), et deux classiques du théâtre (« Les pommiers en fleurs » en 1979 et « Icare » en 1981), sa carrière démarre véritablement en force avec le film « Les Plouffe » de Gilles Carle (1981). Dans la suite filmique « Le crime d’Ovide Plouffe », cette fois réalisée par Denys Arcand en 1984, il incarne encore le personnage de Guillaume Plouffe,. La même année, il joue dans « La femme de l’hôtel » de la réputée Léa Pool, et en 1985 dans « Le matou » de Jean Beaudin. Ce sont là de très beaux rôles, sous la direction de grands réalisateurs, et qui furent des succès à la fois auprès de la critique et des cinéphiles.

Dupire connaît une carrière prolifique; il n’a en fait jamais cessé de travailler depuis sa sortie de l’école, autant au Québec qu’en France. Dans l’Hexagone, il jouera d’ailleurs beaucoup, notamment dans « L’île » (1986), « Formule un » (1987), « La Révolution française » (1989) et « Louis enfant Roi » (1993) où il tient le rôle du Grand Condé. Il tente en outre sa chance aux États-unis, dès 1985, alors qu’il interprète un tombeur dans le célèbre feuilleton Another World. En 1986, on le voit aussi dans un téléfilm réalisé par le grand William Friedkin, Cats Squad.

Oscillant toujours entre la France et le Québec, Dupire est encore aussi actif au cinéma et à la télévision. Il fait un retour remarqué sur les planches québécoises en 2007 dans la pièce « Je suis d’un would be pays » de François Godin, où il incarne à lui seul notre psychose identitaire.

1978 : Le chat botté

Sources