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Accueil > Un camion devenu théâtre
Paul Buissonneau,
Paul Buissonneau ou la vigoureuse impatience, p. 148-149
« Robillard n’était pas sûr de ce qu’il voulait. S’il m’avait dit « C’est ça qu’il me faut », j’aurais pu décider sur le champ. Mais c’était un homme qui avait la sagesse de laisser une certaine liberté aux gens. Si j’avais demandé à réfléchir, c’était pour lui proposer une approche qui soit sensiblement la sienne tout en me satisfaisant. »
 
Extraits audio et vidéo

Aux tout débuts de l’histoire de la Roulotte, il y a deux personnages, Claude Robillard et Paul Buissonneau. Sans le pragmatisme et la sagesse du premier, la rigueur ainsi que la folle imagination du second, la Roulotte n’aurait tout simplement pas vu le jour. Du moins, elle n’aurait sans doute pas atteint l’envergure qu’on lui connaît. C’est que la Roulotte n’est pas le fruit d’une simple collaboration entre ces deux hommes, mais plutôt le résultat d’une connivence qui s’est établie entre eux dès le départ, et qui s’est transformée en profonde amitié.

Leur premier entretien a lieu à l’été 1952. Alors que Paul Buissonneau travaille comme commis au magasin Archambault, et qu’il aspire plutôt à faire du théâtre, Claude Robillard vient lui offrir sur un plateau d’argent la possibilité de réaliser un rêve de longue date. Le haut fonctionnaire de la Ville de Montréal a en effet une idée originale. Il veut transformer un long camion-remorque en une scène de théâtre ambulant où les enfants des terrains de jeux pourraient s’exprimer et mettre à profit leurs talents en chant, en danse et en comédie. Ce jour-là, il prend à bord de sa limousine un Buissonneau pantois et le conduit aux ateliers municipaux où la métamorphose du camion a cours. Il lui demande d’en devenir le régisseur. Buissonneau, qui déjà adolescent imaginait un théâtre ambulant logé dans un autobus, accepte avec enthousiasme quelques jours plus tard. Mais créateur bouillonnant qu’il est, il propose de bonifier la formule. Il suggère d’encadrer les prestations des enfants par des animations et des pièces montées par une troupe de théâtre qu’il dirigerait. Robillard acquiesce avec empressement et c’est le début de la longue aventure.