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Rendez-vous 2012

Alexandre Taillefer

Alexandre Taillefer

Partenaire principal
XPND Capital

Biographie

Alexandre Taillefer est associé principal de XPND, sa plus récente entreprise. Il est cofondateur et ex-CEO de Stingray Digital; cette société de média basée à Montréal est propriétaire des chaînes musicales Galaxie, The Karaoke Channel, et Stingray360 (anciennement Muzak Canada). Entrepreneur émérite dans l’industrie des médias et de l’informatique, il est le fondateur de Nurun, société qui appartient aujourd’hui à Québécor, et d’Hexacto, entreprise de jeux mobiles qui appartient aujourd’hui à Electronic Arts.

Président du conseil d’administration du Musée d’art contemporain de Montréal, M. Taillefer siège à différents conseils d’administration, dont ceux de BeHaviour, de gsmprjct°, d’iPerceptions, de Lumenpulse et de la Société des célébrations du 375e anniversation de Montréal. Il est également membre du comité de pilotage de Montréal, métropole culturelle, du comité Arts Affaires du Conseil des arts de Montréal, président du Comité en Art public de Montréal.

Intervention

J’ai été récemment désigné président du nouveau Comité conseil en art public par la Ville de Montréal. Au-delà des mandats que l’on confie généralement à ce genre de comité, il en est un qui me tient particulièrement à cœur. C’est celui de susciter une plus grande participation des citoyens, des mécènes et des entreprises au développement de l’art public à Montréal.

La Ville possède déjà une grande collection d’œuvres d’art public, qui totalise plus de trois cents œuvres et s’enrichit sans cesse. Le métro de Montréal, les institutions publiques et plusieurs complexes immobiliers privés sont également bien dotés. Sans parler, bien sûr, de nos musées d’art.

Pourtant, nous devons et pouvons faire mieux. Il n’y a, dans mon esprit, aucune raison pour que Montréal ne se classe pas dans le peloton de tête des grandes villes d’art public en Amérique du Nord, au même niveau que des villes comme Seattle et Chicago. Pour y arriver, nous avons quelques étapes à franchir.

Tout d’abord, il nous faut mieux marier l’art public et l’aménagement urbain, comme nous l’avons magnifiquement réussi au square Jean-Paul Riopelle. Ainsi, chaque espace public, qu’il soit nouveau ou réaménagé, devrait pouvoir compter sur l’intégration d’une œuvre majeure, qu’elle soit le fait d’un créateur d’ici ou d’ailleurs. En second lieu, une ville de créateurs comme la nôtre doit faire une plus grande place à l’art éphémère, aux installations temporaires. Troisièmement, il faut effectuer le travail du Bureau d’art public en matière de conservation et de restauration des œuvres par des parrainages avec des membres de la société civile. Enfin, et non le moindre, il faut s’assurer que les technologies actuelles permettent de mettre en valeur l’ensemble de la richesse montréalaise en art public, au profit des citoyens, des visiteurs et des touristes : parcours culturels par des téléphones intelligents, réalité augmentée, et ainsi de suite. Pour chacun de ces aspects, il est fortement souhaitable — et je suis convaincu qu’il est tout à fait possible — de faire appel au mécénat privé.

Revenons à mon premier point. En 2007, dans le Plan d’action nous avons écrit ceci : « Lancer et réaliser, tous les deux ans, avec l’appui du milieu des affaires, un projet emblématique en art public ». Pour toute une série de bonnes raisons, il faut constater que cela ne s’est pas encore matérialisé. Je crois qu’il est indispensable que l’art public contribue encore plus qu’il ne le fait maintenant à la crédibilité et à la réputation de Montréal comme métropole culturelle. Le besoin exprimé dans le Plan d’action de 2007 est encore plus nécessaire aujourd’hui, mais nous avons pris du retard.

Je prends donc l’engagement de mobiliser le secteur privé pour qu’à compter de l’an prochain, nous lancions annuellement un projet emblématique en art public. Cette démarche se poursuivra pendant un certain nombre d’années et elle devrait générer les répercussions suivantes : d’une part, enrichir substantiellement le paysage montréalais; d’autre part, attirer une fois de plus l’attention internationale sur Montréal comme métropole culturelle.

Déjà, depuis ce matin, j’ai aperçu dans cette salle quelques personnes avec lesquelles je veux m’entretenir à ce sujet…

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