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Qualité de vie et biodiversité

Écoterritoire de la coulée verte du ruisseau de Montigny

Qu’en est-il de l’intérêt écologique de l’île Lapierre?

Écoterritoire de la coulée verte du ruisseau de Montigny

La Ville a acquis l'île Lapierre pour agrandir le parc-nature du Ruisseau-De Montigny et offrir ainsi un nouvel accès public à la rivière des Prairies. Cette île a connu son lot de perturbations au cours des années 80 : elle a été en partie déboisée et remblayée sur les deux tiers de sa superficie de 6,6 hectares.

Toutefois, un bois d’origine en occupe encore le tiers et son pourtour a été préservé, offrant une zone de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres tout le long des rives. C’est le type d’habitat recherché par les oiseaux aquatiques pour se reproduire et pour nicher. De plus, la végétation s’installe progressivement dans les espaces remblayés offrant d’éventuels habitats pour la faune. C’est une dure réalité urbaine : nombre de parcs montréalais ont été construits sur des sols comportant du remblai ou encore, sur d’anciens dépotoirs. On peut se réjouir du fait que le phénomène ne soit pas irréversible et que la nature prenne un jour le dessus... À la condition qu’on lui en donne la chance et  le temps. C’était précisément l’objectif poursuivi en acquérant cette île pour en faire un parc.
Plan concept ruisseau de Montigny [2 Mo - 2 pages]

L’île Lapierre ne peut être dissociée des îles Rochon, Boutin et Gagné qui la côtoient dans cette zone de la rivière. Déjà en 1990, la Communauté urbaine de Montréal avait répertorié pas moins de 5 types de canards sur ces îles, sans compter les espèces de poissons et d’amphibiens qui fréquentent leurs marais. Ensemble, elles forment un archipel dont la biodiversité, la continuité du paysage et les services écologiques se complémentent. Une vision fragmentée compromet le fragile équilibre des écosystèmes existants à l’intérieur, au pourtour et entre ces îles.

Opter pour créer un parc d’observation du milieu aquatique et d’activités récréatives «douces» plutôt qu’un développement immobilier, ça veut dire favoriser le maintien de l’intégrité des 4 îles et ouvrir un nouvel accès à la rivière des Prairies. Un choix judicieux compte tenu du déficit d’espaces naturels dans l’Est de Montréal et du souhait répété de la population montréalaise d’avoir accès aux cours d’eau ceinturant son île. 

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Le saviez-vous?

Une ville où s'intègrent des milieux riches en biodiversité contribue à la santé et à la qualité de vie de ses résidants. De plus, la proximité d'espaces naturels ou d'espaces verts confère une plus-value de 5% à 20% à la valeur des propriétés riveraines.

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