L'environnement à Montréal L'environnement à Montréal L'environnement à Montréal
L'environnement à Montréal
Accueil > Oxydes d'azote (NO et NO2)
  Version imprimable Version imprimable
 
Réseau de surveillance de la qualité de l'airProgramme Info-smog
Cheminées industrielles

Oxydes d'azote (NO et NO2)

Caractéristiques et origines

Parmi les nombreux oxydes d'azote, le monoxyde (NO) et le dioxyde d'azote (NO2 ) sont les plus importants en ce qui concerne la pollution atmosphérique. Les principales sources d'oxydes d'azote proviennent des différents procédés de combustion comme les systèmes de chauffage domestique, les incinérateurs et, bien sûr, les automobiles. Il ne faut pas oublier de mentionner les sources naturelles (orages, éruptions volcaniques et autres) même si, comparativement à celles produites par l'homme, elles sont moins importantes.

Le NO est surtout produit par la combustion à haute température dans les chaudières et les moteurs. L'azote de l'air se combine avec l'oxygène pour former du monoxyde d'azote qui peut alors s'oxyder facilement en NO2 dans l'air ambiant.

Le NO2 est l'une des composantes importantes du « smog» photochimique. C'est le NO2 qui donne la couleur brunâtre caractéristique qu'on retrouve au-dessus de la ville à certaines périodes de l'année. De plus, ce puissant agent oxydant donne, par réaction avec l'air, de l'acide nitrique (substance corrosive) qui est l'une des composantes importantes des pluies acides.

Normes

Le seuil acceptable du NO2 , selon le règlement 90 de l'ancienne CUM, est de 400 µg/m3 pour la moyenne horaire et de 200 µg/m3 pour la moyenne de 24 heures. Le seuil acceptable du NO est de 1300 µg/m3 pour la moyenne horaire.

Impacts sur la santé

Les oxydes d'azote sont des agents très irritants pour les poumons. Le NO2 , en particulier, peut affecter les voies respiratoires, provoquer une hyper-réactivité bronchique chez l'asthmatique et accroître la sensibilité aux infections des bronches chez l'enfant. Les personnes souffrant d'asthme et de maladies respiratoires sont les plus sensibles aux oxydes d'azote.

Impacts sur l'environnement

L'importance des oxydes d'azote, comme précurseurs de l'ozone au sol, est reconnue, tout comme leur contribution au phénomène des pluies acides qui acidifient les milieux naturels et qui peuvent accélérer l'eutrophisation des cours d'eau et des lacs. Le NO2 agresse également les matériaux (corrosion des métaux, décoloration des tissus, dégradation du caoutchouc) et cause des dommages aux arbres et aux cultures.

 
 
© Tous droits réservés, Ville de Montréal