Caractéristiques et origines
Les composés organiques volatils (COV) sont nombreux et très variés. On divise les COV en deux groupes, les polaires (acétone, formaldéhyde, …) et les non-polaires (propane, benzène, toluène, … ). En plus de la toxicité même de certains COV, d'autres sont des précurseurs importants des épisodes de pollution par l'ozone (smog).
Pour ces raisons, la Ville de Montréal a décidé d'améliorer son réseau de connaissances des COV de façon à mieux identifier ces problèmes et de suivre plus adéquatement l'effet des différents programmes de réduction d'émissions qui sont mis en place.
Les COV proviennent d'une multitude de sources différentes dans une agglomération comme celle de Montréal. Le secteur du transport, incluant le réseau de distribution d'essence, contribue à environ la moitié des émissions de COV. L'industrie (pétrochimie, chimie, imprimerie, textile…) quant à elle compte pour près de 25% des sources alors que le reste provient des procédés de combustion et d'incinération, de sources naturelles (végétation) et de l'utilisation de produits domestiques (peintures, encres, …).
Normes
Le tableau 3.01 du règlement 90 de l'ancienne CUM regroupe les normes de plusieurs COV dans l'air ambiant.
Impacts sur la santé
Les COV ont des effets très divers selon leur famille. Ils vont d'une simple gêne olfactive à une importante irritation (principalement les aldéhydes). Ils peuvent également provoquer une diminution de la capacité respiratoire. Certains, comme le benzène et le formaldéhyde, ont des effets mutagènes et cancérigènes reconnus.
Certains COV en concentration importante peuvent causer certains symptômes tels que les maux de tête, la nausée, la fatigue et les maux de gorge qui sont souvent confondus avec des allergies.
Impacts sur l'environnement
En plus de contribuer aux épisodes de pollution par l'ozone (smog), d'autres COV sont responsables de l'amincissement de la couche d'ozone et du réchauffement climatique.