L’Ombudsman de Montréal (ci-après OdM):
Q. Qui nomme l’ombudsman?
R. L’ombudsman est nommé(e) par le Conseil de la Ville de Montréal. Le Conseil de la Ville est composé du maire de Montréal, des 19 maires d’arrondissement et de 45 conseillers de ville provenant des 19 arrondissements.
L’ombudsman actuelle,
Me Johanne Savard, est entrée en fonction en 2003 : à l’automne 2007, son mandat a été renouvelé par vote unanime du Conseil de la Ville.
Q. Qui peut être ombudsman?
R. Le Règlement sur l’ombudsman et la Loi sur les cités et villes stipulent qu’aucun élu de la Ville de Montréal, aucun conseiller politique d’un tel élu, aucun associé de ces personnes ni aucune personne ayant un lien contractuel, direct ou indirect, avec la Ville de Montréal ne peut être nommé ombudsman pour cette ville. 
Q. De qui relève l’ombudsman?
R. L’indépendance et la nature apolitique de l’OdM sont des caractéristiques essentielles à l’exercice de son mandat et à sa crédibilité. L’OdM doit, en effet, pouvoir agir sans crainte d’interventions ou de représailles de la part des gestionnaires de la Ville ou de ses élus.
La structure de fonctionnement de l’OdM a donc été conçue pour protéger cette indépendance. L’OdM ne relève d’aucun directeur, d’aucun élu ni d’aucun parti politique de la Ville. Elle est maître de ses procédures de fonctionnement, de ses procédures d’intervention et d’enquête et des Recommandations qu’elle peut émettre, au besoin.
L’ombudsman soumet annuellement, au Conseil de la Ville, un Rapport de ses activités des 12 mois précédents : ces rapports sont disponibles sur le présent site Web, dans la section Nos publications.
Le budget de l’OdM est approuvé par le Conseil de la Ville, une fois par année, à la suite de recommandations formulées par une commission chargée d’étudier le budget : cette commission tient d’ailleurs une assemblée publique au cours de laquelle les demandes budgétaires de l’OdM sont expliquées, étudiées et discutées.

Q. Quelle est la juridiction de l'OdM?
R. La juridiction de l’OdM ne concerne que les sujets qui relèvent de la compétence de la Ville de Montréal.
Elle intervient lorsqu’elle a des motifs raisonnables de croire qu’un citoyen ou un groupe de citoyens a été lésé, ou est susceptible de l’être, en raison d’une décision, recommandation, acte ou omission de la Ville de Montréal (services centraux et arrondissements), d’une société paramunicipale ou d’une société contrôlée par la Ville de Montréal (voir liste ci-après).
Elle a aussi juridiction sur les décisions, recommandations, actes ou omissions des personnes qui exécutent des tâches pour le compte de la Ville de Montréal (mandataires/sous-contractants pour la Ville).
Certains sujets sont spécifiquement exclus de la juridiction de l’OdM. Elle ne peut pas faire enquête à l’égard des décisions, recommandations, actes ou omissions de quelque nature que ce soit:
- du Comité exécutif, du Conseil de la Ville ou d’un conseil d’arrondissement, sauf pour les dossiers fondés sur la Charte montréalaise des droits et responsabilités ;
- d’un comité ou d’une commission du Comité exécutif, Conseil de la Ville ou d’un conseil d’arrondissement;
- qui concernent les relations de travail;
- d’un élu municipal ou d’une personne membre du cabinet d’un élu;
- d’un agent de la paix;
- de la Société de transport de Montréal (STM) ou de l’un de ses employés.
L’OdM est également le gardien de la Charte montréalaise des droits et responsabilités.
En effet, le seul recours disponible pour les citoyens qui sont d’avis que la Ville ne respecte pas ses engagements en vertu de cette Charte est le recours à l’ombudsman. Même si elle ne possède généralement aucun pouvoir d’intervention à l’égard des décisions votées par les élus, elle peut exceptionnellement, dans les dossiers fondés sur cette Charte, intervenir, faire enquête et émettre des Recommandations à l’égard des décisions du Conseil de la Ville, du Comité exécutif ou d’un conseil d’arrondissement.
Le Règlement sur l’ombudsman stipule, par ailleurs, que l’OdM ne peut faire enquête :
- à l’égard des différends privés entre citoyens;
- à l’égard d’un jugement ou décision d’un tribunal judicaire ou quasi-judiciaire;
- s’il s’est écoulé plus d’un an depuis que la personne visée a eu connaissance des faits qui fondent sa demande d'intervention.
Exemples de sociétés paramunicipales, de sociétés contrôlées par la Ville et d'autres organismes liés sur lesquels l’OdM a juridiction:
- Corporation des Habitations Jeanne-Mance
- Office municipal d’habitation de Montréal
- Corporation Anjou 80
- Société d’habitation et de développement de Montréal
- Société du Parc Jean-Drapeau
- Société en commandite Stationnement de Montréal
- Commission des services électriques de Montréal