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Expositions antérieures

Au plus profond du repos

Du 2 avril au 8 juin 2003

Œuvre de Pierre Bellemare

Exposition présentée dans la Dépendance

Commissaire : Pascale Beaudet


Pierre Bellemare, Au plus profond du repos
Pierre Bellemare, Au plus profond du repos, 2003
(vue partielle)


Montréal – arrondissement de Lachine, le mercredi 26 mars 2003 - À l’intérieur du bâtiment de pierre se cache une maison fragile; elle a des murs souples qui sont des écrans porteurs de signes. L’artiste Pierre Bellemare a érigé un abri constitué d’une quarantaine de dessins tracés à l’encre de Chine sur des poches de jute. Le visiteur est invité à pénétrer au cœur de cette œuvre aux parois odorantes. La senteur du jute et celle plus subtile du cacao se mêlent ici à celle des pierres, de la poussière et au parfum du bois qui médite sa dernière sève.

L’encre noire, elle, a séché. Son odeur est devenue presque imperceptible, tout comme le parfum du thé qui s’est évaporé. Et pourtant, l’image du bol à thé apparaît comme un leitmotiv dans les motifs tracés sur le jute. C’est la réminiscence d’un rituel cher à l’artiste. Dans la maison de son enfance, le bonheur était lié à un arôme, à la chaleur d’un breuvage, au nuage de vapeur s’élevant au-dessus du bol de thé. Ce plaisir autrefois partagé en famille s’incarne aujourd’hui dans un nouvel espace sous le titre Au plus profond du repos. Pierre Bellemare s’amuse à construire autour d’un souvenir, « une maison dans une maison ».

Depuis dix ans, le travail de cet artiste accorde une place importante à la structure, au bâti. Au Musée de Lachine, le cadre de son intervention est en résonance directe avec son propos. Témoin d’un autre temps, l’édifice de pierre persiste, bien que ceux qui s’y rencontrèrent aient laissé peu de traces. Dans l’évocation du passé, la fragilité des souvenirs contraste souvent avec la force des émotions qu’ils suscitent. Pierre Bellemare nous fait entrer de plain-pied dans un rituel, celui de l’artiste qui marque l’espace d’une œuvre éphémère où convergent les êtres. Pascale Beaudet a agit à titre de commissaire invitée et a rédigé un opuscule intitulé « Murs d’encre », disponible au Musée.

 
 
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