7. Place aux Montréalais!
Montréal histoire
 Jacques Cartier reçu par les Indiens à Hochelaga,
1535. Sandham, A. «Montreal and its fortifications», 1874. Collection du
Château Ramezay. |
« Place aux Montréalais! » est une exposition qui a été
présentée au Centre d'histoire de Montréal du 15 mai au 9 novembre 1992. Elle
faisait partie de la programmation officielle des fêtes entourant le 350e
anniversaire de Montréal.
Lors de son second voyage en 1535, Jacques Cartier note l'existence d'un
village nommé Hochelaga où vivent quelque 1 500 Amérindiens.
Cent ans plus tard, en France, la Société
de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages (sic) est créée,
avec l'intention de fonder outre-mer une ville fortifiée et y instruire colons
français et Indiens chrétiens.
1642, au printemps, le 17 ou 18 mai s'interroge-t-on, Ville-Marie est
fondée.
D'abord, on érige des églises, des hôpitaux et des couvents. Des terrains
sont concédés aux premiers colons français qui y fondent leurs familles, puis
artisans et marchands établissent leurs commerces. Le commerce des fourrures
prend de plus en plus d'importance mais constitue aussi une source de rivalité
entre les métropoles anglaise et française et leurs alliés amérindiens.
1742, Montréal constitue la plaque tournante du réseau de commerce des
fourrures en Nouvelle-France.
 Portrait de Jacques Viger par Charles Gill, huile sur
toile, 1898. Collection du Château Ramezay. |
Montréal passe aux mains de l'Angleterre en 1760. Vers 1800, le commerce du
bois remplace progressivement celui des fourrures. Montréal est incorporée en
1832, Jacques Viger en est le premier maire. Divers obstacles à la circulation
maritime sont peu à peu vaincus : le canal
de Lachine permet enfin de contourner les rapides et des travaux sont
entrepris pour améliorer les
installations portuaires de Montréal.
1842, Montréal achève son deuxième centenaire en pleine expansion
commerciale.
La bourgeoisie financière est intimement liée au milieu politique qui donne
naissance à la confédération canadienne en 1867. Pendant que l'élite continue de
s'enrichir et accorde une place de plus en plus importante aux loisirs et à la
culture, dans les usines et dans les quartiers ouvriers, hommes, femmes et
enfants travaillent et vivent dans des conditions
effroyables. La Deuxième Guerre mondiale éclate en 1939. Les plus
nationalistes recommandent de ne pas s'enrôler.
Saviez-vous que...
 Affiche de l'Exposition Missionnaire, présentée à
l'Oratoire St-Joseph dans le cadre des fêtes du tricentenaire, 1942.
Catalogue de l'exposition, collection privée |
Se battre pour ses idées
Partisan de la construction d'un nouvel hôpital à Montréal, William Caldwell
va jusqu'à se battre en duel avec un opposant au projet qui craignait que
l'Hôtel-Dieu ne perde de son importance. Bien que l'issue du duel n'y soit
probablement pour rien, le Montreal General Hospital voit le jour en 1819 et
William Caldwell fait partie du premier groupe de médecins à y travailler.
Avec des confrères, il fonde en 1823 une école de médecine la Montreal
Medical Institution qui devient six ans plus tard, la faculté de médecine de
l'Université McGill.
Lire Montréal
CHARTRAND, Luc et al. Histoire des sciences au Québec.
Montréal, Boréal, 1987.
Collectif Clio. L'histoire des femmes au Québec depuis quatre
siècles. Montréal, Quinze éditeur, 1982.
Dictionnaire biographique du Canada. Québec, Presses de l'Université
Laval, 1966-1998. 14 volumes.
BENOÎT, Michèle et Roger GRATTON. Pignon sur rue. Les quartiers de
Montréal. Montréal, Guérin, 1991.
PINARD, Guy. Montréal. Son histoire, son architecture. Montréal,
Méridien, 1987-1995. 6 volumes.
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