Le bain Laviolette
Construit en 1910 pour répondre à la forte demande des habitants du «faubourg à m'lasse», le bain Laviolette fut démoli au début de l'an 2000 pour laisser place à une station-service. Situé au 1570, avenue de Lorimier, le bain Laviolette a accueilli les baigneurs du quartier Centre-Sud jusqu'au cours des années 80. Devenu inutile pour les soins corporels depuis les années 50 et concurrencé par les piscines extérieures l'été, le bain Laviolette à donc été fermé au public. La Ville de Montréal, propriétaire des lieux, dans une volonté de désengagement immobilier, s'est départi du bain en 1995 pour la somme de 28 000 $. C'est la fondation du Père Ambroise qui s'en était porté acquéreur afin d'y installer un centre culturel international pour la jeunesse.
Toutefois, avec le décès du père Ambroise, les travaux de rénovation qui devaient être effectués pour environ 2 millions de dollars n'ont pas été entrepris et la volonté de la fondation d'utiliser le bain Laviolette fut compromise.
Le bain Laviolette n'est d'ailleurs pas le seul de ces anciens bains publics dont la vocation a radicalement changé. Le bain Hogan a été transformé en lofts d'habitation et les bains Hushion, Saint-Michel et Mathieu sont innocupés et sans projets d'avenir. Cette situation a forcé la Ville de Montréal et le ministère de la Culture et des Communications du Québec à discuter ensemble d'un éventuel moratoire qui imposerait la réutilisation des bains publics montréalais à des fins uniquement culturelles.
Espérons que l'héritage constitué par nos bains publics, témoins des transformations sociales de ce siècle, saura être protégé par les pouvoirs publics.
Voir le thème relié à ce personnage
Voir le Montréal Clic d'où provient cette rubrique d'actualité patrimoniale
Recherche et rédaction par Nicolas-Hugo Chebin et Josée Lefebvre
Mention obligatoire: Centre d'histoire de Montréal