Le Bureau international des expositions - La folie des expositions
Melbourne, Barcelone et Bruxelles en 1888, Paris en 1889, Chicago en 1893, Anvers en 1894... La folie des expositions commençait à inquiéter. Comment répondre à toutes les invitations, comment financer la participation et maintenir la qualité des présentations?
Le problème est soulevé lors des premières conférences internationales des Chambres de commerce, en 1905 et 1906. Seules l'Italie, la France et la Belgique possèdent des organisations nationales pour le contrôle des expositions. Peu à peu, d'autres comités se forment et se regroupent. En 1912, la «Fédération des comités permanents d'exposition» rédige une première convention internationale, laquelle sera balayée par la Première Guerre mondiale.
Un remède: le BIE
 Le sigle original du BIE, choisi en 1929. J. Alwood, The Great Exhibitions, Studio Vista ,1977.
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En 1928, à l'instigation de la France , vingt-trois pays acceptent de signer une nouvelle convention. Le Bureau international des expositions (B.I.E) voit le jour. Situé à Paris, ce Bureau établira désormais le statut des expositions, contrôlera leur fréquence, leur durée et leur qualité. Au cours des années, les pressions politiques ont souvent forcé le B.I.E. à contourner ses propres règlements. De plus, des nations ont refusé d'y adhérer.
Récemment, certains projets prestigieux, comme les expositions de Paris 1989 et Chicago 1992, ont été abandonnés par les pays concernés. Un moratoire fut décrété pour les candidatures aux expositions et la décision prise de n'accepter que deux expositions jusqu'en 2001. Près de cent cinquante ans après l'émerveillement de 1851, les temps semblent propices à une nouvelle convention.
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Mention obligatoire: Centre d'histoire de Montréal