Maurice Richard
 Maurice Richard en pleine action! Centre d'histoire de Montréal.
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Un peu avant la Deuxième Guerre mondiale, un adolescent comme bien d'autres jouait au hockey au parc Lafontaine. Bien qu'on voyait en lui un ailier droit prolifique, on ne le destinait pas à une carrière dans la Ligue Nationale de Hockey, car il était souvent blessé. Toutefois, en 1942, il débute la saison avec Le Canadien qu'il ne quittera que 18 ans plus tard. Ainsi commence la carrière de Maurice «Rocket» Richard. Lors de sa première saison, il ne joua que 16 matchs, une cheville cassée le tenant à l'écart du jeu. C'est à la saison 1943-1944 que le «Rocket» décolle. L'année suivante, le numéro 9 réalise un record encore inégalé : il marque 50 buts en 50 parties. Joueur au tempérament fougueux, il terrifiait les gardiens adverses avec son regard de feu. Plusieurs équipes déléguaient deux joueurs pour surveiller le «Rocket» qui y voyait là un compliment. Sa carrière compte des statistiques impressionnantes: 544 buts et 421 aides en saison régulière, 15 participations aux séries éliminatoires et huit Coupes Stanley à son actif.
Le 16 mars 1955, un événement mémorable a lieu, alors qu'il ne chaussait même pas ses patins. Clarence Campbell, le président de la LNH , suspend Richard pour le reste de la saison régulière et les séries éliminatoires, parce qu'il avait assené deux violents coups de poing à la figure d'un juge de lignes lors d'un match contre les Bruins de Boston. Le lendemain, les partisans, outrés par cette suspension, manifestent devant le Forum, allant même jusqu'à réclamer la tête de Campbell. Lorsqu'en soirée la partie du Canadien contre les Red Wings de Détroit débute, la tension est à son comble. Campbell brave la colère des spectateurs en assistant au match. Il n'en fallait pas plus pour qu'à la première entracte une pluie de détritus et d'insultes s'abattent sur Campbell, dégénérant rapidement en émeute. Le lendemain, le numéro 9 fait un appel au calme à la population et les journaux interprètent cette émeute à la fois comme une manifestation du nationalisme canadien-français et une ferveur sans borne envers un héros national.
Maurice «Rocket» Richard est véritablement un héros du hockey. Neuf mois seulement après sa retraite en 1960, il sera intronisé au Temple de la renommée du hockey. Un autre exploit de l'ancien capitaine du Canadien quand on sait qu'habituellement cet honneur ne revient à un joueur qu'après plus de trois ans de retraite. C'est beaucoup de chemin parcouru pour cet adolescent qui jouait au hockey comme des milliers d'autres et c'est aussi beaucoup d'espoir pour des milliers de jeunes hockeyeurs qui rêvent eux aussi de marquer un jour l'histoire du hockey.
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Mention obligatoire: Centre d'histoire de Montréal