Lucien L'Allier, le père du métro
Lucien L'Allier est un personnage méconnu des Montréalais et pourtant c'est grâce à ses talents de rassembleur et d'homme de projets que des milliers de citadins peuvent aujourd'hui emprunter quotidiennement le métro de Montréal.
Né en 1909, L 'Allier grandit dans le faubourg St-Laurent, à quelques pas d'une des stations qu'il bâtira des décennies plus tard. Il fait d'abord ses études primaires à la vieille école St-Laurent des Frères des Écoles chrétiennes, et entreprend ses Humanités au Collège Ste-Marie.
En 1935, fraîchement diplômé de l'Université McGill en génie électrique, L'Allier est fin prêt à relever les défis que propose la considérable poussée de croissance que connaît Montréal et le Québec dès les années 40. Déjà, de 1935 à 1938, il participe à la construction des réseaux interurbains de Bell Téléphone, et occupe le poste d'ingénieur régional du Québec à Radio-Canada, de 1938 à 1946.
 Le maire Drapeau, Lucien Saulnier et Lucien L'Allier dans une voiture de métro. Ville de Montréal, collection Robert Daigneault.
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En 1946, début d'une époque de modernisation, L'Allier fait son arrivée au Service des travaux publics de la Ville de Montréal. À partir de 1954, il y occupera le poste de directeur et mènera de front plusieurs grands projets. Le plus imposant de ceux-ci est sans aucun doute la construction du métro de Montréal en 1961. Son professionnalisme à la direction de cet énorme chantier de 5 000 ouvriers lui vaudra en 1964 un doctorat honorifique en science de l'Université McGill et le titre de l'un des dix hommes de l'année du continent nord-américain, dans le domaine des travaux publics. Toujours en 1964, L 'Allier est nommé président directeur général de la Commission de Transport de Montréal, fonction qu'il conservera jusqu'en 1974, en poursuivant la supervision des travaux du métro, à titre d'ingénieur en chef.
Parallèlement à ces activités, L'Allier oeuvra aussi en tant que président-fondateur de l'Association Québécoise des techniques de l'eau. En 1974, il prend une retraite bien méritée.
Au moment de son décès en 1978, les proches de Lucien L'Allier formulent le voeu de voir la station de l'Aqueduc porter son nom. La ville de Montréal ne tardera pas à acquiescer à cette demande et dédie non seulement une station de métro mais aussi une rue à sa mémoire. Toutefois, bien plus que tous ces honneurs, c'est le travail acharné de Lucien L'Allier qui se répercute dans la vie quotidienne de tous les Montréalais.
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