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 | Des questions?
Vous trouvez ici des réponses aux questions historiques touchant Montréal qui nous sont posées le plus souvent. Surveillez cette page, de nouvelles réponses y seront régulièrement versées.
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L'appellation Montréal a d'abord désigné la montagne,
ensuite l'île et enfin la ville elle-même. C'est Jacques Cartier qui, en
1535, lors de son second voyage, utilise pour la première fois
l'expression mont Royal pour baptiser la montagne. Dans ses relations, il
cite : «Et au parmy d'icelles champaignes, est scituée et assise ladicte
ville de Hochelaga, près et joignant une montaigne... Nous nommasmes
icelle montaigne le mont Royal». Notez bien qu'au XVIe siècle, royal se dit aussi réal, d'où la contraction de mont Royal donnant mont Réal ou Montréal, comme on l'utilise aujourd'hui.
Lorsque la Société
Notre-Dame pour la conversion des Sauvages (sic) envoie Maisonneuve pour
fonder une ville sur l'île de Montréal en 1642 (l'île est ainsi appelée de
par la présence de la montagne), le premier nom de la nouvelle cité est
Ville-Marie, en l'honneur de la vierge, protectrice attitrée du bourg.
Cependant, dès les premières années de son existence, Ville-Marie est
aussi désignée par le nom de Montréal -- notamment par certains
cartographes de l'époque -- au même titre que la montagne. Ainsi, jusqu'au
XVIIIe
siècle, époque où, sans raison officielle, l'appellation de Montréal supplante celle de Ville-Marie, la ville était appelée, parfois simultanément, parfois indépendamment, Montréal et/ou Ville-Marie. |
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Bien que les descriptions de Jacques Cartier du village iroquoien de Hochelaga soient assez riches, la narration du voyage de 1535-1536 n'a pas permis à ce jour d'identifier clairement l'emplacement du village de Hochelaga, déjà disparu au moment de la fondation de Montréal en 1642. Non seulement les descriptions topographiques de Cartier, qui auraient permis de localiser l'ancien village iroquoien sont-elles vagues, mais le cadre bâti actuel ne permet pas les fouilles archéologiques des principaux sites hypothétiques avancés par les chercheurs. À la lumière de leurs recherches, ces derniers proposent au moins deux localisations possibles : le site de l'Université McGill et le cimetière protestant de Côte-des-Neiges. Cependant, cette dernière hypothèse est fortement contestée puisqu'elle supposerait un débarquement peu probable du groupe de Jacques Cartier par la rivière des Prairies.
Rappelons enfin que la raison pour laquelle les Iroquoiens du Saint-Laurent auraient quitté l'île de Montréal est encore inconnue. Les principales hypothèses sont celles d'un déplacement volontaire en raison d'un refroidissement climatique, d'une décimation de la nation par les guerres intertribales ou encore par la propagation de maladies européennes.
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Hochelaga est un mot iroquoien dont on ne connaît pas la signification exacte. Parmi quelques hypothèses, certains spécialistes donnent pour origine au mot Hochelaga, le mot iroquoien osheaga qui signifie « gros rapides ». Peut-être désignait-il alors les rapides de Lachine et non le village même. |
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Comme plusieurs autres lieux montréalais, le fleuve Saint-Laurent doit sa toponymie à Jacques Cartier qui l'a baptisé ainsi lors de son second voyage, alors qu'il pénétrait, pour la première fois, loin à l'intérieur des terres par le fleuve. Ainsi, c'est le 10 août 1535, jour de la fête du diacre Laurent, que Cartier renomme ce cours d'eau en l'honneur de ce dernier, martyr à Rome en 258. Auparavant, le fleuve avait connu d'autres appellations plus anciennes dont fleuve d'Hochelaga et rivière du Canada. |
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Voilà sans doute l'un des mythes montréalais les plus tenaces. Eh non, le mont Royal n'est pas un ancien volcan aujourd'hui endormi! Il s'agit en fait d'une des huit collines qui forment les Montérégiennes, ces petites montagnes formées il y a plusieurs millions d'années par un processus géologique autre que celui responsable de la création des volcans. Le mont Royal est formé par l'intrusion de roches ignées à travers les couches sédimentaires de la plaine du Saint-Laurent, et le volcan est une ouverture dans l'écorce terrestre qui laisse échapper les gaz et le magma. Ceux-ci, s'accumulent et forment en se refroidissant, le cône volcanique.
Avec ses 232 mètres d'altitude, le mont Royal est l'une des Montérégiennes les moins hautes, mais demeure l'un des principaux points de repère géographiques et topographiques de la région. C'est le géologue Frank D. Adams qui, en 1903, décida de baptiser les huit collines de la région (mont Saint-Hilaire, Saint-Grégroire, Saint-Bruno, Rougemont, Yamaska, Shefford, Brome et Royal) en utilisant le nom latin de la plus connue : le mont Royal ou mons regius. Les Montérégiennes ont, par la suite, donné leur nom à l'ensemble de la région : la Montérégie. |
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En décembre 1642, les eaux du Saint-Laurent menacent d'inonder la colonie. Le fondateur de Ville-Marie, Maisonneuve, demande alors la grâce de Dieu, en échange de quoi il ira, dès que possible, planter une croix sur le mont Royal pour remercier la Providence. Par miracle ou coïncidence, Ville-Marie est épargnée de la crue des eaux et Maisonneuve, suivi des habitants de la colonie, porta et planta lui-même une croix de bois sur le versant sud de la montagne.
C'est pour commémorer cet épisode et pour « témoigner de la foi catholique des Canadiens-français occupant alors pratiquement tout l'est montréalais » que la Société Saint-Jean-Baptiste fit élever la croix actuelle sur le versant oriental du mont. Dès son inauguration officielle, lors de la fête nationale de 1924, la croix, mesurant 40 mètres de haut et dix de large, illumine de ses 240 ampoules le paysage montréalais. Le projet de la croix, d'un coût total de 25 000 $, fut financé par la vente de timbres spéciaux à cinq sous et devait être beaucoup plus ambitieux à l'origine, la croix devant reposer sur un immense socle-bâtiment. Cette idée dut être abandonnée faute de financement. |
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Il reste très peu de bâtiments à Montréal datant des débuts de la colonie et du Régime français. La majorité de ceux-ci ont en effet été démolis au fil du temps, à la suite d'incendies majeurs, par exemple, ou pour faire place à un cadre bâti plus contemporain. Par ailleurs, les quelques rares bâtiments de cette époque existant encore aujourd'hui sont, pour la plupart, religieux. Notons, entre autres bâtiments, la maison Saint-Gabriel (reconstruite en 1698), les tours du Collège de Montréal (construites à partir de 1694), et le plus vieux bâtiment montréalais, le Séminaire de Saint-Sulpice, construit en 1685. Adjacent à la basilique Notre-Dame, le Vieux Séminaire appartient, encore aujourd'hui, aux Sulpiciens, autrefois seigneurs de l'île.
Vers la fin des années 1840, on avait entamé la construction d'un nouveau collège plus vaste et plus moderne. Ce projet prévoyait la démolition complète du Séminaire de Saint-Sulpice, puisqu'on voulait le bâtir sur le même site. Dès 1848, l'aile est du séminaire est donc démolie et remplacée par le presbytère actuel, selon les plans de l'architecte John Ostell. Les Sulpiciens vont cependant interrompre ces travaux, décidant en définitive de faire construire le nouveau collège sur leur domaine du fort de la montagne, aujourd'hui situé sur la rue Sherbrooke. Malgré cette brisure dans le style architectural du bâtiment -- l'aile est témoignant de l'architecture victorienne -- le Vieux Séminaire demeure l'un des meilleurs exemples d'architecture traditionnelle française subsistant encore à Montréal. |
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Voilà bien une particularité architecturale
paradoxale, considérant la longueur des hivers montréalais; il neige cinq
mois par année, on joue donc généreusement de la pelle. Plusieurs raisons
motivent cependant cet usage extérieur de l'escalier, entre autres
éléments des coûts de chauffage moins élevés. Mais c'est surtout pour
économiser l'espace intérieur que les duplex et triplex montréalais sont
ornés de ces colimaçons de fer forgé les plus variés. Au XIXe siècle, afin d'assurer aux quartiers ouvriers un minimum de verdure, on adopte une loi obligeant les constructeurs à laisser un espace vert à l'avant du bâtiment. Ceci implique qu'ils ont moins d'espace pour le bâtiment même. La solution de mettre les escaliers à l'extérieur réglera ce problème; on récupère en effet l'espace de la cage d'escalier pour les pièces. |
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Jusqu'en 1927, la législation ne permettait pas aux constructeurs de faire édifier des bâtiments de plus de dix étages. Le changement de cette loi annonce l'ère des premiers gratte-ciel montréalais : la banque Royale (1927), rue Saint-Jacques, l'édifice de la Sun Life (1927) au square Dominion, l'édifice Aldred (1929) sur la Place d'Armes, etc. Certes, la hauteur de ces bâtiments nous semble bien minime aujourd'hui, comparativement aux prouesses techniques qui ont permis la construction de bâtiments d'une hauteur fantastique : le plus haut gratte-ciel d'Amérique, par exemple, la Sears Tower construite à Chicago en 1970, compte pas moins de 110 étages et mesure 443 m (c'est pratiquement deux fois la hauteur du mont Royal!). À Montréal, c'est le 1000 De La Gauchetière Ouest qui détient le titre de plus haut gratte-ciel avec ses 205 mètres et ses 51 étages. |
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Malgré l'existence, dès 1841, de maisons de pompes, il faut attendre la création du premier service d'incendies pour voir l'apparition de corps de sapeurs-pompiers professionnels et permanents. C'est avec la création de ce premier « Département du feu », en 1863, que l'on décide de construire, la même année, la première caserne centrale à Montréal : la caserne No 1. Jadis située rue Craig (l'actuelle rue Saint-Antoine), elle est aujourd'hui disparue. Quant à la caserne sur la place D'Youville, elle est érigée quarante ans plus tard, en 1903. Elle servira, elle aussi, de caserne centrale, mais de 1904 à 1908.
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Jusqu'en 1796, la ville de Montréal est gérée par des gouverneurs (français avant 1760; anglais après la Conquête) qui sont chargés de faire appliquer les lois émises par la mère-patrie. Ensuite, ce sont des juges de paix qui prennent la relève, mais avec l'augmentation rapide de la population au XIXe siècle, ce système devenu désuet doit être remplacé. En outre, les citoyens montréalais réclament le droit de vote; ils veulent choisir qui dirigera leur ville. Leurs efforts seront récompensés. En 1832, Montréal obtient sa charte, faisant d'elle une corporation autonome et en 1833, on procède à l'élection du premier conseil municipal. C'est ce conseil qui nomme le premier maire de la cité, Jacques Viger. Ce Montréalais, qui aura tout au long de sa vie plusieurs occupations (journaliste, auteur, officier de milice, fonctionnaire, propriétaire foncier, collectionneur, etc.) restera à la mairie jusqu'en 1836.
Il faut cependant attendre 1852, pour que les électeurs eux-mêmes, et non plus le conseil municipal, puissent élire le maire de la ville. C'est à Charles Wilson, un négociant montréalais, que reviendra cet honneur. |
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Les armoiries de la ville sont dessinées par le premier maire de la cité, Jacques Viger, tout juste après son élection en 1833. Il s'agit d'un écusson divisé en quatre par une croix rouge, où chaque quart est orné d'un emblème végétal ou animal. Quatre emblèmes, comme les quatre peuples fondateurs: la rose anglaise, le trèfle irlandais, le castor canadien-français et le chardon écossais. En 1938, on redessine les armoiries donnant naissance à celles que nous connaissons aujourd'hui. Elles sont semblables aux premières, mais on y a entre autres remplacé le castor par le lys français.
Couronnant le tout, la même devise que celle lancée par Viger sur ses armoiries, Concordia Salus, le salut dans la concorde. |
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Dès les débuts de la colonie, Ville-Marie est fortifiée. Pour se protéger des attaques iroquoises, on construit, en effet, un fort autour du hameau initial. Le fort abandonné quelques années après la fondation, la cité se développe plutôt sur le coteau Saint-Louis. On la fortifie de bois entre 1687 et 1689.
La Grande Paix de 1701 signée avec les différentes nations autochtones rend caduque la première enceinte de bois. Par contre, la menace d'attaques britanniques amène le remplacement du mur de bois par un mur de pierre. Construit entre 1717 et 1744, selon les plans de l'architecte Chaussegros de Léry, les fortifications de pierre mesuraient six mètres de haut et avaient une circonférence de 3,5 km autour de la ville.
C'est en 1801, dans le cadre de l'élaboration du plan des Commissaires qui visait l'amélioration de l'urbanisme de la ville, que l'on prend la décision d'abattre les fortifications. La démolition durera 13 ans, entre 1804 et 1817. Si les fortifications existaient encore aujourd'hui, elles délimiteraient approximativement le Vieux-Montréal actuel: soit les rues Berri à l'est, de la Commune au sud, McGill à l'ouest et la ruelle des fortifications au nord. Cependant l'on peut toujours observer les vestiges des fortifications au Champs de Mars, derrière l'hôtel de ville de Montréal, ou encore, au musée de la Pointe-à-Callière. |
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Contrairement à ce que beaucoup pensent, le fort de l'île Sainte-Hélène n'a pas été construit sous le Régime français. C'est en fait la garnison britannique qui entreprend sa construction à partir de 1821 (terminée en 1823, on le reconstruit en partie après un incendie en 1863) afin de prévenir une attaque éventuelle de la part des Américains. La garnison quitte l'île en 1870.
Par la suite l'arsenal a, entre autres, servi de camp pour 250 prisonniers de guerre considérés fascistes nazis ou déserteurs. Aujourd'hui transformée en musée, la citadelle abrite, entre autres, la magnifique collection de la fondation David M. Stewart qui comprend notamment de nombreuses armes d'époque. |
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L'après-midi du 21 novembre 1899, plusieurs Montréalais déambulant dans les rues de la ville sont surpris par l'arrivée d'une nouvelle venue: une voiture sans chevaux! Au volant de cette première automobile fonctionnant à vapeur, se trouve Ucal Henri Dandurand, le promoteur immobilier de Rosemont. Il se fait accompagner, pour cette première promenade, par nul autre que monsieur le maire, Raymond Préfontaine. Les voilà installés dans ce nouvel engin, descendant sans problème la côte du Beaver Hall et remontant les rues de la même façon. Cette première voiture pesait de 500 à 600 livres et pouvait atteindre la vitesse folle de 15 à 20 km heure! Il faudra attendre quelques années avant que ce nouveau moyen de transport soit popularisé. |
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L'instauration du tramway électrique à Montréal en 1892 entame véritablement l'ère du transport en commun. En plus de constituer un moyen très pratique pour se déplacer d'un bout à l'autre de la ville, particulièrement pour les ouvriers, les tramways, plus communément appelés «p'tits chars», vont aussi permettre le développement de nouveaux quartiers, les travailleurs pouvant dès lors se permettre de vivre à une certaine distance de leur lieu de travail.
Celui qui a plus de cinquante ans se souvient sans doute avoir emprunté ce moyen transport qui existe, encore aujourd'hui, dans plusieurs villes à travers le monde. Il se souviendra aussi des kilomètres de fil électrique parcourant le paysage montréalais telles des toiles d'araignée. Pendant 67 ans, ces wagons ont envahi les rues, transportant la foule aux quatre coins de la ville. Mais, graduellement remplacé par les autobus et en prévision de la construction du métro, on prend la décision de les retirer. Ainsi, le 30 août 1959, 20 000 personnes, endimanchées pour l'occasion, assistent à la fin des «p'tits chars». Ils saluent à son passage le dernier tramway à circuler à Montréal. Celui-ci emprunte le parcours Papineau-Rosemont et entre en gare pour la dernière fois à 16h50. C'est la fin d'une époque. |
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Mise en place sur la place Jacques Cartier en 1809, la colonne Nelson est le deuxième monument érigé à Montréal. Le premier, un buste de George III installé en 1770 sur la place d'Armes n'existe plus. Il fut mutilé en 1775. La colonne Nelson est également le premier monument édifié à la mémoire de l'amiral dans tout l'empire britannique.
Véritable héros de la marine anglaise, pour avoir imposé trois défaites au redoutable Napoléon, il meurt lors de la troisième bataille à Trafalgar, en 1805. Normalement, la tradition aurait placé le héros naval le regard vers l'eau, son élément en quelque sorte. Hors à Montréal, comme à Londres (où il possède aussi une colonne commémorative), l'amiral tourne le dos aux vagues. Simple erreur ou choix délibéré? En fait, il semblerait que notre personnage a souffert tout au long de sa vie du mal de mer. C'est pour cette raison, paraît-il, que Nelson tourne le dos à la Tamise à Londres et au fleuve Saint-Laurent à Montréal. À moins qu'ici, ce soit pour braver le regard de son homologue français, l'amiral Vauquelin dont le monument est situé juste en face! |
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Le quartier chinois à Montréal est l'un des plus vieux quartiers asiatiques d'Amérique. Il prend forme initialement avec l'arrivée de certains des travailleurs chinois ayant participé à la construction du chemin de fer transcontinental. La voix ferrée étant complétée en 1886, ces travailleurs se déplacent vers les grandes villes de l'est, pour y trouver du travail. Montréal, alors la métropole du pays, accueille ainsi son lot de travailleurs chinois. Dès 1901, la ville compte 1033 hommes et 4 femmes issus de cette communauté. Leur intégration est par contre de façon difficile. Dans une ville d'environ 330 000 habitants, dont la très grande majorité est d'ascendance britannique ou française, l'étranger effraie. Devant ce racisme et ne parlant très souvent ni l'anglais ni le français, les possibilités d'embauche sont limitées. La plupart créeront de ce fait leur propre emploi, en ouvrant buanderies, restaurants et petits commerces à proximité du centre des affaires de l'époque, le Vieux-Montréal actuel. Ainsi agglomérés le long de la rue Saint-Laurent et de la Gauchetière, ces petits établissements qui servent aussi de résidence à ces premiers Chinois, forment, dès la fin du XIXe siècle, un quartier à leur image.
Encore connu sous l'appellation de «quartier chinois», ce secteur de la ville compte pourtant, aujourd'hui, bien plus que la seule communauté chinoise. En effet, reflétant les conflits mondiaux, l'immigration asiatique des années 70, 80 et 90 est venue diversifiée largement le paysage humain du quartier. Dans ses rues on croise désormais des gens et des commerces de différents pays asiatiques: Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, et plus encore. |
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