La lutte contre l’herbe à poux
L’herbe à poux, aussi appelée Ambroisie, se reconnaît à ses feuilles très
dentelées et minces, sa tige velue et sa couleur d’un vert grisâtre. Cette
plante cause de nombreux problèmes de santé à l’être humain. De plus,
elle a des conséquences fâcheuses sur l'environnement et
l'agriculture. L'herbe à poux affectionne les sols arides, secs et ensoleillés
pour se reproduire. C'est pourquoi elle prolifère aux abords des
trottoirs, des rues et des terrains vagues.
Réaction allergique
En juillet, la plante produit des fleurs d’un vert plus pâle, qui
poussent en épis. Le pollen dégagé par ces fleurs en août provoque une réaction
allergique chez 10 % de la population québécoise (12 % chez les enfants). La
rhinite allergique, communément appelée rhume des foins, est provoquée par
l’herbe à poux et elle cause une série de malaises : éternuements à
répétition, congestion des sinus, écoulement nasal, démangeaisons du nez, du
palais, des yeux, larmoiement oculaire et toux, pouvant aller jusqu’à la crise
d’asthme et la bronchite chez certains individus.
Arrachage
Pour toutes les raisons invoquées ci-dessus, tout propriétaire,
locataire ou occupant d’un bâtiment doit s’assurer que le terrain qu’il occupe
soit exempt d’herbe à poux. La destruction des plants par arrachage ou tonte,
avant la floraison, reste le meilleur moyen de limiter les effets nuisibles
de ce fléau.
Il ne faut pas confondre l’herbe à poux à l’herbe à puce, ces deux mauvaises
herbes ayant des effets nocifs différents. L’herbe à puce produit une sève qui,
au toucher, donne des démangeaisons cutanées, tandis que l’herbe à poux produit
du pollen causant des réactions allergiques. On peut donc y toucher et
l’arracher sans problème.