POURQUOI INTERAGIR AVEC LES CITOYENS
PENDANT LA PHASE D’ÉLABORATION D’UN PROJET ?
C’est souvent au moment de la consultation publique, dictée par des obligations légales, que les citoyens sont en mesure d’exprimer, pour la première fois, leurs préoccupations sur un projet. Or, lorsqu’ils émettent des réserves ou des objections à cette étape, il peut s’avérer plus difficile d’en tenir compte pour les promoteurs car le projet est presque finalisé. Il a déjà fait l’objet d’analyses approfondies et des sommes parfois importantes ont été engagées pour la réalisation d’études, la production de plans, etc. « On aurait dû s’enquérir des préoccupations des citoyens plus tôt, on aurait épargné temps et argent », entend-on souvent.
En effet, plus tôt les citoyens ont l’occasion d’exprimer leurs préoccupations, plus il est facile de tenir compte de leur avis et de prendre leurs suggestions en considération.
De manière générale, cette façon de faire présente le double avantage d’augmenter les chances que les projets s’intègrent bien à leur milieu d’accueil et de diminuer les risques qu’ils soient contestés et même rejetés.
Dans le domaine de l’environnement, les autorités gouvernementales encouragent l’interaction avec le public en amont et invitent les promoteurs à consulter les citoyens le plus tôt possible, soit au moment d’évaluer les impacts et d’entreprendre les études. Lorsque les conditions d’insertion dans le milieu sont ainsi étudiées avec la contribution du public concerné, les chances que les projets soient acceptés socialement augmentent.
Selon plusieurs promoteurs, même si une intervention en amont exige des ressources et du temps, l’exercice atténue d’autant les difficultés auxquelles ils risquent d’être confrontés aux autres étapes de la réalisation du projet.
Soulignons que certaines villes canadiennes encouragent cette façon de faire qui permet l’émergence de projets soutenus par la communauté.
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