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David Frigon-Lavoie

Dès ses premiers jours en tant qu'étudiant à Espace Verre en 2008, David Frigon-Lavoie découvre dans le verre une matière mystérieuse et excitante. Ce médium, et plus spécifiquement le verre soufflé, est maintenant ancré dans ses motivations en tant qu’artiste. C'est principalement au coeur de l'atelier que ce savoir-faire est transmis, et c'est donc très tôt dans son apprentissage que David se familiarise avec plusieurs techniques grâce à différents artistes pour qui il travaille en tant qu'assistant. Au fil des années, David Frigon-Lavoie s’est entouré de plusieurs verriers qu’il admire et dont chacun aura contribué à son bagage technique en y apportant sa touche personnelle. Parmi les plus marquants se trouvent les ateliers Welmo, Cat designer verrier et A&J Métissage.

Depuis la fin de ses études en 2013, David Frigon-Lavoie travaille à temps plein dans le domaine du verre et s’exprime à sa façon avec des objets décoratifs et sculpturaux.

Démarche artistique

Le verre, aussi fluide et malléable qu’il semble être, est en fait une matière indomptable qui ne fait aucune concession. La collaboration entre l’artiste et la matière est donc primordiale, et il faut être à l’écoute de ce médium silencieux et intransigeant pour en comprendre les moindres signes. Le défi est de travailler en coopération avec la matière jusqu’à lui faire évoquer des intentions, des mots qui nous sont propres.

C'est dans le cadre de son exposition de fin d’étude que David Frigon-Lavoie aborde pour la première fois le sujet de l’obsolescence programmée et du progrès technologique, en utilisant l'image du château d’eau pour représenter sa vision. Ce sujet, ainsi que celui des structures et bâtiments industriels laissés à l’abandon, restent encore des thématiques dominantes dans la démarche de l'artiste. Il intègre depuis le métal dans son travail, cette matière emblématique de la révolution industrielle.

« La série Châteaux d’eau vient de l’intérêt particulier que j'ai pour cette structure, souvent emblématique. À Montréal, par exemple, les quelques châteaux d'eau que l'on peut encore observer sont principalement désuets suite au changement des systèmes d'aqueduc. On les préserve toutefois comme artéfacts modernes, comme patrimoine historique, en souvenir d’une époque industrielle révolue. Malgré tout, cette imposante structure, plantée dans le paysage urbain, apparaît aujourd'hui comme une empreinte architecturale anachronique, symbole d'une industrie qui privilégie le progrès technologique. »

Crédit photo : Thomas Creuzot

Domaine artistique

Verrerie
Portrait de David Frigon-Lavoie par Thomas Creuzot

Participation