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Valérie Plante

LA RELÈVE, UN GAGE D’AVENIR

Publié le
20 mars 2018
Pour sa première intervention dans ce magazine, la mairesse Valérie Plante nous a donné rendez-vous au Crew Collectif & Café, dans le Vieux-Montréal. Elle est accompagnée de Sophie Mauzerolle, conseillère associée à la mairesse au comité exécutif et conseillère de Sainte-Marie, dans l’arrondissement de Ville-Marie.

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. Il symbolise le renouveau entrepreneurial et le dynamisme créatif, mais aussi les racines financières et économiques de Montréal. Installé au rez-de-chaussée de l’ancien édifice de la Banque Royale du Canada, bâti dans les années 1920, le Crew offre des espaces de travail collaboratif prisés des jeunes entrepreneurs et des travailleurs autonomes.

Tout naturellement, la conversation glisse sur un sujet cher à Mme Plante : la relève.

« C’est important de montrer aux jeunes qu’ils ont leur place dans la ville », explique la mairesse. Pour elle, il est clair que la meilleure manière d’inspirer les générations futures, c’est d’avoir des gens qui les représentent dans les institutions. « Je veux prouver que la politique municipale est accessible à tous », précise Valérie Plante, qui s’est entourée à la fois de gens d’expérience et de sang neuf pour former son administration.

Place aux jeunes

« Élu à 22 ans, Younes Boukala est le plus jeune conseiller de l’histoire de Montréal », mentionne Sophie Mauzerolle. Ambassadeur jeunesse du 375e de Montréal (#Jeunesse375MTL), M. Boukala a étudié en sciences politiques avant d’être élu dans Lachine.

« Beaucoup d’élus sont parents de jeunes enfants. Notre équipe compte aussi des femmes enceintes », dit Valérie Plante en se tournant vers Sophie Mauzerolle qui, au moment d’écrire ces lignes, était à quelques semaines du terme de sa grossesse. « Qui aurait pu imaginer ça il y a 20 ans ? », s’exclame la mairesse.

La Ville offre déjà des institutions représentatives comme le Conseil des Montréalaises ou le Conseil des jeunes. Valérie Plante souhaite élargir davantage leur participation dans les arrondissements.

« Les jeunes sont plus sensibles aux enjeux d’aujourd’hui, ajoute Sophie Mauzerolle. Ils apportent des solutions innovantes sur des sujets et des problématiques qui les touchent. » L’environnement, le développement durable, le transport et les milieux de vie à échelle humaine sont bien sûr au cœur de leurs préoccupations, mais aussi la formation, la main-d’œuvre et les défis posés par la mondialisation.

Montréal, meilleure ville universitaire au monde

« Montréal a été élue, en 2017, meilleure ville universitaire au monde parmi les 100 villes les plus prisées des étudiants », se réjouit Mme Plante.

Des programmes comme Je choisis Montréal, lancé par Montréal International en collaboration avec le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, aident les étudiants internationaux à transformer leurs années d’études en un projet de vie dans le Grand Montréal.

Et le pouvoir d’attraction de la métropole ne se dément pas. « Pour que les sièges sociaux continuent de s’installer à Montréal, il faut leur offrir des éléments concrets qui vont leur permettre de croître et d’offrir à leur main-d’œuvre les moyens de s’épanouir », rappelle Valérie Plante. La qualité de vie, l’accès aux transports et la main-d’œuvre qualifiée sont trois des principaux arguments qui incitent une entreprise à s’implanter dans une grande ville.

« L’entrepreneuriat local tient une place importante et il faut continuer de l’appuyer », poursuit Mme Plante. Parmi les nombreuses initiatives qui donnent du souffle à la relève, mentionnons le Parcours innovation PME, qui permet aux entrepreneurs de trouver des solutions créatives à leurs problématiques d’affaires.

Des petits gestes qui profitent à tous

La ville vit, vibre et évolue avec ses citoyens. En améliorant le milieu de vie, c’est toute la société qui en profite. « Nous privilégions des approches globales, explique Sophie Mauzerolle. Elles permettent de briser la solitude et de renforcer les liens intergénérationnels. »

Valérie Plante prend l’exemple des bancs publics. Quand des bancs sont installés dans un quartier, dans un parc, à un coin de rue, ils permettent aux personnes âgées de s’arrêter lorsqu’elles font leurs courses, de créer des lieux de rendez-vous pour les jeunes, d’inviter les gens du voisinage à s’arrêter et à se rencontrer. « Ces petits gestes, tout le monde en bénéficie, précise Mme Plante. Ils créent un maillage culturel, social et économique qui enrichit notre ville. »

Le temps file, la mairesse a un autre rendez-vous. « Le renouveau et le changement doivent se faire dans le respect, l’ouverture et l’équilibre. Prendre en considération les besoins des jeunes, c’est leur donner la parole, mais c’est surtout leur faire une place », conclut-elle, avant de quitter.

En descendant les marches du café, Valérie Plante serre encore quelques mains et salue des travailleurs qui arrivent avec leur portable sous le bras. Puis elle repart, confiante en l’avenir.