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Coyote relocalisé

Signaler la présence des coyotes

Pour une meilleure cohabitation
Publié le
13 juillet 2018
La Ville de Montréal va plus loin dans sa gestion du canidé à grandes pattes en ajoutant une ligne INFO-COYOTE comme outil de signalement. Le partage des observations pour une meilleure cohabitation ? Absolument !

« Les gens l’oublient, mais les coyotes ont toujours été des animaux urbains, dit Frédéric Bussière, biologiste à la Division de la biodiversité, Services des grands parcs, du verdissement et du mont Royal. On les trouve dans toutes les grandes villes de l’Amérique du Nord. On ne les remarque pas, parce qu’ils ont choisi d’y adopter un mode de vie nocturne afin d’éviter les rencontres avec l’homme, qu’ils redoutent.  »

Le hic dans la dernière année, c’est que certains individus sont devenus moins peureux dans la métropole…

Comme citoyen, on est en partie la source du problème, mais on en serait aussi la solution!

Une présence plus marquée

Grâce aux observations faites par les citoyens, les biologistes de Montréal peuvent suivre et évaluer les comportements de l’animal sur notre territoire, afin de guider les interventions appropriées.

Depuis un peu moins d’un an, près de 600 signalements de coyote ont été partagés par les citoyens, la majorité se concentrant à Ahuntsic-Cartierville et à Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

« En ville, les coyotes fréquentent surtout les espaces verts comme les parcs, les zones en friche et les bordures de routes ou de chemins de fer. Ils y trouvent abri et nourriture. Leur domaine vital est donc une mosaïque d’espaces verts et de zones développées », dit le biologiste de la Ville de Montréal.

Ce faisant, ces animaux opportunistes se rapprochent des humains, qui adoptent souvent à leur insu certains comportements qui leur offrent des occasions de s’alimenter sans grand effort.

« Beaucoup de gens nourrissent les coyotes, par exemple en laissant des croquettes dehors pour les chats errants, en ne sécurisant pas leurs ordures contre la faune ou en jetant leurs restes de pique-nique dans la poubelle d’un grand parc », dit Frédéric Bussière.

 

Sensibiliser, effaroucher ou gérer 

« L’enjeu numéro un, c’est la sécurité des gens. Les interventions dépendent des signalements, qui sont qualifiés selon onze niveaux de comportement, de l’évitement jusqu’à l’attaque », ajoute Frédéric.

Il n’y a ainsi rien d’étonnant — ni d’inquiétant —  à apercevoir un coyote détaler au loin à l’aube. Un individu qui se promène toutefois en plein jour dans un quartier résidentiel inspirera peut-être une intervention de type « effarouchement ».

« On veut que les coyotes retrouvent la peur des humains. Un animal sauvage doit rester sauvage », dit le biologiste.

Ce n’est qu’en cas de comportement très agressif comme une attaque que l’individu problématique sera capturé, voire euthanasié.

Que faire si on voit un coyote ?

« D’abord, il faut garder son calme, puis lui laisser l’espace pour fuir. Ensuite, on doit apparaître menaçant, par exemple en levant les bras pour s’imposer, en criant d’une voix forte ou en lançant des objets près de lui », explique le biologiste.

Autrement dit, il faut que l’animal se souvienne longtemps de cette rencontre, et qu’elle lui laisse un goût amer !

« Le coyote est un animal peureux. Cette crainte est essentielle pour une bonne cohabitation. Il ne faut pas favoriser les interactions », dit Frédéric Bussière.

Après quoi, la Ville de Montréal encourage le signalement grâce à sa ligne 438 872-COYO (2696), puisque la participation des citoyens est essentielle pour une gestion efficace du coyote sur le territoire.  

Des questions ou des inquiétudes ? Les naturalistes de la ligne INFO-COYOTE peuvent être joints entre 9 h et 17 h, sept jours sur sept.

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