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Rue Saint-laurent

Réflexions colorées

Portrait de photographe
Publié le
11 avril 2018
Maxime Sauriol passe près d’une cinquantaine d’heures par semaine à trier sur le volet des vidéos et des images pour son travail. C’est donc un pur bonheur pour lui de se délier les jambes à travers Montréal, dès qu’il le peut, pour photographier ce que les autres ne voient pas.

Recherchiste à l’émission Vlog, Maxime baigne dans les images à longueur de journée et les réseaux sociaux sont devenus ses outils de travail. Mais le seul ayant gagné son cœur, vous l’aurez deviné, est Instagram.

« Je partage toujours des photos pour emmener du beau et du positif, parfois par les couleurs, parfois par les réflexions, qui apportent un côté plus riche aux photos. Les abribus offrent d’ailleurs un bon terrain de jeu pour les réflexions, comme pour cette photo prise dans le Mile-End (photo à la une), et qui m’a fait penser à la photographe montréalaise @yellowillow. »

Même si l’application permet dorénavant de publier des photos rectangulaires, Maxime continue d’utiliser la forme carrée originale, puisqu’elle représente un plus grand défi.  « Concevoir des photos carrées force à la créativité, il y a beaucoup d’essais et erreurs, mais au final, c’est plus intéressant. »

Phare de Lachine

Celui qui ne jure que par son téléphone avec lentille Leika intégrée aime jouer autant avec les lignes nettes qu’avec les formes mystérieuses. Pouvez-vous deviner à travers quel objet il a attrapé le phare de Lachine?

« C’est une façon un peu « voyeuse » de montrer la ville. Il s’agit d’un poteau où l’on peut installer un panneau de signalisation. C’est toujours un peu louche quelqu’un qui gosse sur un poteau… Ça ne me dérange plus ce que les gens vont penser, mais je ne fais pas exprès non plus de rester trop longtemps au même endroit. »

Il s’agit de l’une des rares photos que Maxime n’a pas prises en marchant. Le Montréalais a profité d’une ballade à l’aéroport pour faire un détour à Lachine, avec son auto en garde partagée.

« J’avais vu quelques photos de l’endroit et je me promettais d’y aller moi aussi, pour produire ma vision personnelle du phare. Je n’ai pas besoin de voiture pour me déplacer en ville, mais avec Chloé, ma voiture en garde partagée, je peux justement aller dans des endroits où je ne vais pas habituellement. »

La maison jaune

Le photographe est du genre à revenir plusieurs fois au même endroit pour obtenir ce qu’il souhaite immortaliser.

« Je passe souvent devant cette maison jaune. Comme j’ai de la difficulté à faire quelque chose de simple, j’ai fait un essai une première fois, alors que le soleil se couchait, mais c’était trop sombre. Je suis revenu, mais il faisait trop froid et ma pile est morte. C’est à la cinquième tentative, sur 10 jours, que j’ai réussi à faire cette photo. »

Maxime préfère photographier les passants, pour ajouter du mouvement. Il ne sait jamais à quoi s’attendre, et pour illustrer la Saint-Valentin, il est heureux d’avoir trouvé une mère et son enfant, et pas nécessairement un couple d’amoureux.

Dans le village

« Quelqu’un m’a déjà dit que j’avais une façon très artistique de regarder sous la jupe des filles, mais je fais bien attention de ne rien voir justement. Il venait de pleuvoir, je me suis installé rapidement en petit bonhomme et j'ai été chanceux. En inversant l’image, les gens se creusent la tête. Il s’agit de l’une de mes photos les plus populaires sur Instagram. »

Son travail ne passe pas inaperçu et a été remarqué par Tourisme Montréal en 2016. L’un des huit courts-métrages produits par #mtlmoments a en effet été inspiré par une photo de @xim_sauriol. Vous pouvez également le suivre dans la baladodiffusion, Objectif numérique avec ses complices, qui parlent autant des nouveaux gadgets que des expositions en cours ou des photographes à découvrir.

« Je souhaite faire connaître les charmes de Montréal partout à travers le monde avec mes photos, un peu comme un ambassadeur de la ville, pour rejoindre les visiteurs, mais aussi (re)faire tomber en amour les Montréalais avec leur ville. »

Merci Maxime, c’est réussi!