Un site Web de la Ville de Montréal
Vivre ma ville
Guillaume Lambert

PARTIR POUR MIEUX REVENIR

Carte blanche à Guillaume Lambert
Publié le
23 juillet 2018
Pour vivre, j’ai besoin de voyager. Mais paradoxalement, chaque fois que je pars, un des moments forts de mon voyage, c’est de revenir à Montréal en avion. Survoler le fleuve et reconnaître la tour de Radio-Canada, l’usine Molson, la croix du mont Royal..., c’est formidable. On a l’impression qu’on peut tenir la ville entière dans sa main.

C’est surtout l’hiver que j’ai envie de partir. L’été, je voyage dans la métropole. Parfois même, je choisis une station de métro au hasard, un jour de congé, j’y descends, et je découvre le quartier.

L’été, je n’ai plus envie de voyager. Je me perds le long du canal de Lachine jusqu’au marché Atwater, ça me suffit. Je vais traîner au Village au Pied-du-Courant, contempler les chemins de fer qui me séparent du fleuve en écoutant au loin les cris qui émanent de La Ronde.

Aussi, je déjeune trois fois par jour, s’il le faut, dans trois restaurants différents, s’il le faut. Le reste du temps, je trouve quelques fromages, de l’hummus et une baguette et je vais dans les parcs : le parc du Pélican, Molson, Laurier, Jarry, La Fontaine. Un peu partout, selon où traînent les amis cette journée-là. Par contre, j’évite les festivals et les marionnettes géantes.

Les scènes fortuites

Je trouve qu’il y a trop de monde dans ces événements pour un gars de 5 pieds 6.

J’ai hâte de découvrir la Station F-MR dans Griffintown, une place publique éphémère aménagée avec d’anciens wagons du métro. J’adore comment on se réapproprie certains espaces publics depuis quelques années, en mêlant créativité, design et offre culturelle.

Après une journée à errer dans la ville, au final, la vue du fleuve me suffit. Cette odeur extraordinaire, ce souffle frais de l’eau toujours agitée me rappelle que je suis bien chez moi, que c’est ici chez moi, et que je n’ai besoin de rien d’autre, au fond.