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Le vinyle n’est jamais disparu, il est même redevenu à la mode.

Mon disquaire à moi

Les disques tournent toujours chez les disquaires
Publié le
8 décembre 2017
À l’ère de la musique numérique, on pourrait croire que plus personne n’achète de disques compacts ou de vinyles… Pourtant, loin d’être tombé dans l'oubli, le bon vieux disque a encore de belles années devant lui. Rencontre avec des mordus de musique.

Derrière le comptoir de L’Oblique, un disquaire du Plateau-Mont-Royal, Michel Meunier distille ses conseils depuis 1987, année d’ouverture du magasin. Il a connu toutes les époques : le vinyle, la cassette, l’apogée du CD jusqu’à l’explosion de la musique en diffusion continue (streaming). Il partage sa passion du rock avec Brigitte Nadeau : « C’est notre plus vieille cliente, je veux dire notre plus fidèle… » dit-il avec un sourire complice, alors que cette dernière entre dans sa boutique. 

« Michel, c’est mon ordinateur, il connaît tous mes goûts », explique Brigitte qui a été réalisatrice et animatrice à la radio de la CBC pendant 10 ans. « L’Oblique m’a beaucoup influencée, ajoute-t-elle. J’y ai découvert la musique japonaise qui m’a menée à m’intéresser à la culture asiatique. »

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Michel et Brigitte soutiennent la scène musicale québécoise.

Adepte de musique du monde et de rock, elle attache une grande importance à privilégier des lieux indépendants, comme celui-ci. Mais ce n’est pas la seule raison qui l’amène à pousser les portes de L’Oblique : « En achetant ici, j’encourage aussi des groupes locaux et indépendants. »

Découvertes et discussions 

Pendant que Michel et Brigitte se rappellent leurs souvenirs, Andrew Murdoch consulte les vinyles au fond du magasin.

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Andrew est un vrai passionné, il passerait des heures à L’Oblique pour trouver la perle rare.

 

« J’ai connu L’Oblique il y a 20 ans, lorsque j’étais batteur dans un groupe indie rock, raconte-t-il. Venir ici, c'est très inspirant. Je fais toujours de belles découvertes. »

Originaire de Nouvelle-Écosse, Andrew collectionne les vinyles, « mais ce n’est pas une obsession, plaisante-t-il. Ce que j’aime surtout, c'est le format de l’objet. »

Changement de décor et d’ambiance à l’Atom Heart, rue Sherbrooke. Ce disquaire est spécialisé en musique électronique et hip-hop. Marc-André est installé sur un sofa rouge, un café à la main ; il discute avec Cleveland, l’employé de la boutique.

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Marc-André travaille actuellement sur une composition musicale pour un lieu culturel.

 

Bonnet vissé sur la tête, l’étudiant à la maîtrise en sciences économiques est volubile lorsqu’il évoque son disquaire:

« J’adore fréquenter ce lieu parce que l’on peut échanger et obtenir des conseils, il y a un vrai contact humain. Et puis, c’est quand même plus agréable de parler à un ami plutôt qu’à un ordinateur. »

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Depuis 1999, Atom Heart est un disquaire spécialisé en musique alternative.

À l’instar de Brigitte, Marc-André encourage les groupes indépendants en achetant des vinyles à l’Atom Heart. « J’ai d’ailleurs une petite collection d’environ 150 exemplaires », conclut-il avec fierté.

Dans un monde qui s’accélère, où nous consommons toujours plus et toujours plus vite, les disquaires représentent une bulle où le temps s’arrête. Ici, on partage, on discute, on rigole, on encourage, bref on redécouvre le contact humain.

La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à nos pensées - Platon