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Serge Gauthier, directeur de l'École des métiers de l'équipement motorisé de Montréal

MÉCANOS DU FUTUR

Sous le capot des voitures électriques
Publié le
1 novembre 2017
L’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal (ÉMÉMM), dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, est une véritable institution dans le domaine de l’apprentissage mécanique. Portrait de cette centenaire... très moderne.

Elle est loin l’époque où, pour réparer un moteur, il ne fallait qu’un peu d’huile et une clé à molette. La mécanique, c’est maintenant de la haute technologie ! Et l’ÉMÉMM a su s’adapter aux nouvelles exigences qui se trouvent sous le capot.

Accueillant plus de 1 000 étudiants (d’ici et d’ailleurs) chaque année, les ateliers de mécanique de l’ÉMÉMM préparent de futurs spécialistes à faire face aux différents progrès technologiques qui secouent l’industrie automobile.

Étudiante à l'École des métiers de l'équipement motorisé de Montréal

« Depuis mon arrivée en 2008, j’ai consacré beaucoup d’énergie au développement des compétences en nouvelles technologies, explique Serge Gauthier, directeur de l’École. Comme il n’existait pas au Canada de formations en voitures hybrides et électriques, les enseignants de l’école ont dû suivre des cours aux États-Unis. Depuis, nous formons nos élèves aux véhicules à faible émanation de CO2, mais aussi des employés de plusieurs entreprises comme General Motors Canada et Kia, ainsi que des employés municipaux et provinciaux. »

Une réputation qui dépasse la métropole

Originaires de la Montérégie, Benjamin Ranger et Clara Marcoux ont choisi d’étudier à l’ÉMÉMM pour différentes raisons.

« Je voulais être formé par les meilleurs, c’est pourquoi j’ai décidé de venir ici, raconte cet étudiant en mécanique automobile. Dans la formation, 80 % du temps est consacré à l’électricité. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi complet ! »

Quant à Clara Marcoux, c’est son entourage qu’il l’a incitée à s’inscrire.

« J’avais beaucoup entendu parler de l’École, dit-elle. Mes amis m’avaient dit que la formation était bonne, que les professeurs étaient sympathiques et qu’il y avait une belle ambiance dans le garage, ce que j’ai d’ailleurs pu constater à mon arrivée. »

Mondial de l'Automobile de Paris

La réputation de l’établissement va au-delà des frontières de la province. « Nous avons des élèves d’Afrique du Nord et d’Europe qui viennent suivre nos cours, explique le directeur. Ça, c’est grâce à la notoriété de l’École, mais aussi à celle de Montréal, qui attire les compagnies de l’industrie automobile. »

L’arrivée de ces technologies représente de nombreux nouveaux défis pour l’industrie automobile.

« L’informatique n’a aucune limite, souligne Serge Gauthier. Ce que nous réserve l’avenir est à la fois effrayant, intrigant et excitant... »

UNE EXPERTISE QUI FAIT ÉCOLE 

Téo Taxi, la première flotte de taxis totalement électriques au Canada, a fait appel à l’expertise de l’ÉMÉMM pour l’élaboration de son atelier mécanique. Pendant presque une année, un professeur de l’école s’est chargé d’équiper le garage et de former les techniciens. Certains élèves de l’établissement y occupent d’ailleurs des postes d’apprentis.