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La grande roue de Montréal

Lumière ardente

Portrait de photographe
Publié le
18 mai 2018
Eric Branover a fait de sa passion un métier après avoir reçu un appareil photo pour souligner ses 30 ans. Ayant étudié en marketing, il ne pensait jamais gagner sa vie en faisant de la photo toute la journée.

« Quand le lundi matin arrive, moi j’ai hâte d’aller travailler. J’ai changé d’emploi et je fais maintenant de la photo d’objets, de 9 à 5. Je les mets en valeur pour des publications imprimées ou le web. C’était mon rêve et c’est devenu réalité. »

Si plusieurs personnes sont allées à l’université de la vie sur Tinder, sur Instagram, ils sont nombreux à être allés à l’université de Youtube pour approfondir leur art, comme Eric!

« J’ai fait un cours au Cégep, mais j’ai surtout suivi des tutos sur Youtube, où j’ai appris le fonctionnement de mon appareil, de A à Z. Jusqu’à récemment j’avais un appareil d’entrée de gamme. Quand les gens me demandaient lequel j’utilisais, ils ne me croyaient pas. »

Passionné est un faible adjectif pour décrire ce photographe qui capture tout ce qui l’entoure depuis qu’il en a eu la piqûre, lors d’un voyage en amoureux. Choisir seulement 4 photos parmi ses préférées était une torture pour lui, alors il nous offre plusieurs images à admirer.

Place Ville-Marie

Eric n’est pas du genre à avoir peur de se salir pour obtenir l’image désirée, comme pour cette photo, où il s’est carrément assis par terre pour photographier sa femme, près de la Place Ville-Marie. Il se donne pour défi de proposer des points de vue différents sur des endroits archiconnus.

Métro Beaudry

« Les gens me disent qu’ils peuvent reconnaître mes photos sans voir mon nom. J’ai deux styles différents, même si mon style évolue tout le temps. L’étape de la postproduction est importante et je joue avec la lumière. Mes photos ont soient beaucoup de couleurs ou alors elles sont blanches et minimalistes. »

Métro Namur

Cette photo du métro Namur a fait dire à plusieurs personnes qu’elles n’avaient jamais réalisé à quel point cette station était belle. La communauté Instagram de Montréal n’hésite d’ailleurs jamais à offrir des bons mots, même lorsqu'une photo est reprise sur un autre compte.

« Nous ne sommes pas en compétition, nous apprécions les styles et les réussites de chacun. Nous nous croisons sur la rue, l’appareil à la main, et c’est toujours un plaisir de discuter. En allant acheter mon nouvel appareil je suis d’ailleurs tombé sur Simon Lachapelle, qui travaille évidemment… dans un magasin spécialisé en photos! »

La Baie

« J’aime prendre des photos autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. J’aime trouver des édifices qui ont une belle architecture, pour en faire ressortir la beauté. Cette photo représente quelque chose d’impossible. J’ai superposé une photo d’un ciel étoilé à cette image, mais ça nous permet de rêver à ce que ça pourrait être de voir les étoiles à Montréal. »

Palais des congrès

« C’est aussi l’une de mes préférées parce qu’elle montre les couleurs de Montréal. Cette photo n’aurait pas eu le même impact si l’homme n’avait pas été assis là. J’aime photographier les Montréalais dans leur environnement naturel. C’est un peu photo-journalistique, on raconte des histoires. »

Village gai

Prise du pont Jacques-Cartier avec une lentille zoom, cette photo aurait très bien pu ne jamais être publiée sur Instagram, car Eric ne l’avait pas retenue au départ. Il l’a retravaillée et elle s’est retrouvée dans le livre annuel des meilleures photos Instagram du Canadian Geographic.

« Instagram est la plate-forme la plus importante dans mon domaine, c’est grâce à elle si je me suis fait découvrir. Mais il faut connaître son public cible et le comprendre. Il y a une relation entre les consommateurs et la photo qui s’établit, au-delà de ce que l’on souhaite parfois. Je sais ce que mes abonnés aiment et pour avoir du succès, je dois en tenir compte. »

Le mont Royal

« J’aime photographier les paysages de Montréal et surtout sa montagne, qui donne un aspect naturel à la ville. Chaque fois que je voyage, je fais la comparaison avec Montréal. C’est mon standard, car j’adore la ville où je suis né. J’ai toujours hâte de revenir, parce que j’ai peur de manquer quelque chose, surtout pendant l’été, avec les festivals. Je ne veux rien manquer! »