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Katie Tucker

Le compostage, plus simple qu'on le croit

Trucs de pros
Publié le
28 mai 2018
On entend que composter, ça sent mauvais, c'est compliqué ou ça coûte cher... Qu'en est-il vraiment?

La blogueuse-maman zéro déchet Laure Caillot, de la Petite-Italie, et Katie Tucker, « composteuse aguerrie » de Notre-Dame-de Grâce, déboulonnent un à un sept mythes tenaces entourant les déchets compostables. 

Mythe 1: Le compost, ça sent mauvais

Il s'agit probablement de la réticence la plus répandue à propos du compost. « Non, ça ne sent pas, non, ça n'attire pas les mouches », rectifie Laure Caillot, qui composte depuis 2012 grâce à un projet-pilote de la Ville devenu permanent.

« C'est en été que ça demande parfois une gestion différente », admet-elle.

Laure Caillot, blogueuse

On peut congeler ses restes les plus malodorants jusqu’au jour de la collecte, comme ceux de viande et de poisson, et l'ensemble de son compost pendant les semaines de canicule.

Mythe 2: Le compostage, c'est pour les granos et les écolos

Composter ne demande pas d'effort particulier pour Katie Tucker:

« C'est juste un contenant différent, et une petite étape de tri supplémentaire à insérer dans ses habitudes. Autrement, on profite du système de collecte de la ville. »

On est loin du vermicompostage : avoir un paquet de vers de terre dans la cuisine, « ça, c'est un peu plus grano! »

Mythe 3: C'est compliqué et c'est long à trier

« Après une semaine, ça devient une seconde nature, déclare Katie. Je peux même éplucher mes légumes directement dans mon bac. Ce n'est pas une autre étape. »

Elle rappelle qu’aux tout débuts de la cueillette sélective, ça n’allait pas de soi non plus, mais que pourtant… « Ça semblait un gros projet, alors que maintenant, la plupart des gens le font d'office, sans même y penser. »

Mythe 4: Ça coûte cher et on ne sait pas où acheter les sacs

« Ça ne coûte pas cher, parce qu'à la base, les équipements nous sont fournis par notre écoquartier », tranche Laure Caillot.

Katie Tucker acquiesce: « Ça fait réduire nos déchets réguliers, donc on utilise nos sacs de poubelle plus longtemps. On peut utiliser cette économie d’argent pour acheter les sacs compostables, qui sont disponibles partout. »

Katie Tucker collabore à l'infolettre de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce

Mythe 5: Ça prend de l'espace, à l'intérieur et à l'extérieur

Pour nos deux intervenantes, le bac brun est entreposé à l'extérieur, alors que la petite poubelle à compost se trouve sur le comptoir chez Katie et sous l'évier du côté de Laure. Plus de compost équivaut réellement à moins de déchets, a découvert Laure : 

« On a eu une révélation: il n'y a plus rien dans la poubelle une fois qu'on a enlevé les matières compostables! »

Mythe 6: Ça attire la vermine

« Les rongeurs s'intéressent à nos poubelles aussi, ce n'est pas uniquement un problème de compostage... ils cherchent les retailles de nourriture où elles se trouvent! » dit Katie Tucker.

Bien fermer son bac, ajouter des cordes élastiques ou encore enduire le contour du couvercle et des trous d'aération d’onguent contre la toux à base de menthe ou d’eucalyptus peuvent vous aider à éloigner des rongeurs insistants.

Mythe 7: Ça sert juste aux amateurs de jardinage

« Je sais que c'est un facteur de motivation pour certaines personnes, mais pour moi, le compostage sert surtout à diminuer les déchets qu'on génère. Ça n'a presque rien à voir avec le jardinage », explique Katie.

L’essayer, c’est l’adopter, peu importe les préjugés!