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Enfants montréalais

LA VILLE, ÇA FAIT DES ENFANTS FORTS

Des quartiers à leur échelle
Publié le
7 mars 2018
Contrairement à certaines idées reçues, la ville ne nuit pas au développement des enfants : elle ouvre leurs horizons !

Explorer la ville

Professeur et vice-doyen aux études supérieures à la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal, Juan Torres étudie depuis plus de dix ans la relation entre l’enfant et Montréal. Selon lui, la métropole facilite leur exploration de l’environnement et leur apprentissage graduel de la vie en société.

« Les quartiers montréalais offrent une belle diversité de services et d’activités. Les distances sont courtes, les enfants peuvent se déplacer facilement à pied ou à vélo. Cette possibilité d’explorer leur milieu de vie est très importante pour eux. Ça fait partie de leur développement. »

Enfants montréalais

Lorsqu’ils grandissent, les jeunes Montréalais peuvent prendre le bus ou le métro pour découvrir leur ville.

« Les transports en commun sont bien développés et adaptés à la réalité des familles. Les enfants ont donc facilement accès aux ressources de la ville, et à de nombreux établissements d’enseignement. Ça leur ouvre beaucoup de possibilités », souligne Juan Torres.

Et des ressources, la ville n’en manque pas, qu’on pense aux maisons de la culture, aux bibliothèques, aux équipements sportifs ou aux nombreuses installations comme le Planétarium Rio Tinto Alcan, l’Insectarium, le Centre des sciences ou le Musée des beaux-arts.

À Montréal, en famille

Les recherches d’Annick Germain, professeure et chercheure au Centre Urbanisation Culture Société à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), démontrent que les familles s’installent toujours plus nombreuses à Montréal. Et pour cause !

« De plus en plus de parents choisissent la métropole parce qu’ils préfèrent des milieux mixtes offrant une belle diversité résidentielle, culturelle et commerciale, ainsi que des parcs accessibles », explique la chercheure.

Il y a quelques années, Annick Germain a fait partie du comité Montréal = Familles qui visait à contrer l’exode des familles.

« Mon intuition me disait que cet exode n’existait pas. La recherche l’a démontré. »

Aujourd’hui, les familles donnent le ton aux quartiers. « C’est très clair dans Verdun, par exemple, où le coût du logement est plus accessible. Les commerçants ont compris que le secteur évolue, et ils adaptent leur offre et leurs services », évoque Annick Germain, dont les études ont couvert la plupart des arrondissements de Montréal.

Fête de quartier à Montréal

Bienfaisante diversité

La diversité serait l’un des atouts majeurs pour les enfants, selon Juan Torres.

« On trouve en ville toute une diversité de personnes, de générations, d’origines, d’habitations, de types de familles, d’habitudes de vie, d’aspirations… Les enfants y sont exposés et démystifient la différence. Ils comprennent qu’elle est normale, utile, bénéfique et enrichissante pour tous. »

Annick Germain abonde dans le même sens.

« Les parents savent que le monde a changé et veulent que leurs enfants se familiarisent avec la diversité le plus tôt possible. C’est un avantage certain dans le développement des enfants. »

La ville, amie des enfants

Depuis novembre 2016, Montréal est accréditée Municipalité amie des enfants, en vertu d’un programme créé par l’UNICEF et porté, au Québec, par le Carrefour action municipale et famille. La même année, elle a lancé sa Politique de l’enfant, suivi en 2017 par son plan d’action.

Juan Torres salue ce regain d’intérêt pour l’enfance.

« Les enfants souffrent ou bénéficient des actions des différents intervenants autour d’eux. Les municipalités jouent un rôle essentiel de leader pour coordonner et soutenir les interventions dans différents domaines, par exemple en éducation et en santé. »

Le chercheur a aussi participé à plusieurs projets pilotes pour intégrer les enfants aux processus de planification urbaine. Lorsqu’il rêve l’avenir de Montréal, il entrevoit une ville créée pour et par les enfants. Entretemps, la métropole peut faire des pas de géant en observant ses jeunes et en adaptant ses installations à leurs besoins actuels. Car leur mode de vie est déjà bien différent de celui de leurs parents...

Référence :

Vivre en famille au coeur de la ville, par Jean-Philippe Meloche et Juan Torres, Presses de l’Université de Montréal, 202 pages, octobre 2015.