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Les étudiants de l'École d'ébénisterie d'art de Montréal

Bancs publics uniques

École d’ébénisterie d’art de Montréal
Publié le
11 juin 2018
Depuis quelques semaines, les nombreux utilisateurs de la piste multifonctionnelle des Carrières peuvent reprendre leur souffle — ou ralentir la cadence de leur quotidien — en se posant sur l’un des bancs conçus et fabriqués par trois étudiants de l’École d’ébénisterie d’art de Montréal (ÉÉAM).

Laeticia Petitjean, 31 ans, Frédéric Forest-Côté, 26 ans, et Monique Mascle, 27 ans, se sont rencontrés sur les bancs de l’école à leur première session à l’ÉÉAM. Tous trois en sont en leur deuxième formation, tous trois partagent un amour du bois. Ensemble, ils forment l’équipe qui a été sélectionnée des suites d’un appel de dossier par l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie pour la conception et la fabrication de mobiliers urbains le long du Réseau vert.

« Ces étudiants ont eu l’occasion de vivre une expérience concrète en réalisant ce contrat, qui les a amenés à conceptualiser leurs idées, à les présenter et enfin à les produire dans un processus en série », dit Jessica Beauchemin, chargée de projet à l’École d’ébénisterie d’art de Montréal.

Les bancs ont une résonance avec les sièges d'une gare

Un mobilier urbain unique

À l’ombre de l’incinérateur des Carrières, quelques-uns des bancs colorés des étudiants attirent le regard. Les cyclistes peuvent s’y arrêter aisément, en glissant la roue arrière de leur vélo dans le support intégré à leurs extrémités. Une nouvelle station de réparation Biciborne est d’ailleurs tout près, ainsi qu’une fontaine d’eau pour que tous se ravitaillent avant de reprendre leur route à deux roues ou au pas de course.

De l’autre côté de la clôture, la voie ferrée qui longe la piste multifonctionnelle vrombit sous le poids d’une des locomotives de VIA Rail qui y transitent quotidiennement.

« Par leur emplacement, on a eu la volonté de concevoir des bancs ayant une résonance avec le train, dit Laetitia Petitjean. Ainsi, les trames d’acier s’étirent comme des rails, sur lesquels des bancs sont déposés, et disposés, comme des wagons. Leur agencement rappelle d’ailleurs les sièges d’une gare. »

Dans le respect de la mission de réutilisation du bois de frêne recyclé chère à l’arrondissement, les étudiants ont fabriqué chacune des pièces, morceau par morceau, après des mois à peaufiner les plans, sous l’accompagnement de Gabrielle Ouellette, enseignante et coordonnatrice de projets spéciaux à l’ÉÉAM.

Le bois de frêne a été torréfié

 

« On a travaillé avec du bois torréfié, qui est reconnu pour être résistant, mais qui est néanmoins difficile à manier puisqu’il a tendance à éclater », explique l’accompagnatrice.

« Il y a 560 de ces petits blocs qu’on a dû percer et couper en angle », dit Frédéric en pointant l’un des spécimens parmi les dizaines d’autres pièces nécessaires à l’assemblage d’un seul banc. L’équipe en a produit neuf.

« C’est extrêmement valorisant de savoir qu’on laisse une trace dans l’univers urbain », dit Monique.

Forts de cette expérience en équipe réussie, les trois étudiants ont lancé le Collectif Ébénistes Kopo pour unir leur talent dans la réalisation de projets uniques. Longue carrière à ces trois artistes du bois !

http://ebenisterie-art.ca/

 

BOIS PUBLIC

L’organisme à but non lucratif Bois public, qui s’est donné pour mission de retourner les arbres publics à la communauté, tout en intégrant un projet d’insertion professionnelle, a également créé de magnifiques bancs allongés pour le Réseau vert, regroupés principalement près du viaduc Van Horne.